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La métallurgie pas forcément optimiste

Loire le 04 février 2015 - Emilie MASSARD - Industrie - article lu 258 fois

La métallurgie pas forcément optimiste
DR - Eric Monniot s'est prêté au jeu des questions réponses

Comme pour beaucoup, la cérémonie des vœux de l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) était l'occasion de faire un point sur la conjoncture et les perspectives d'avenir. Perspectives pas forcément optimistes, si l'on en croit les chefs d'entreprises du secteur.

Comme chaque année, le syndicat patronal de la métallurgie a réuni ses adhérents et partenaires pour la traditionnelle soirée des vœux. Cette année encore, Eric Monniot, président de l’UIMM Loire, avait placé la soirée sous le signe de l’humour puisqu’elle se présentait comme un journal télévisé décalé. Un parti pris qui n’a pas empêché de traiter l’actualité du secteur avec sérieux.

L’actualité qui a d’ailleurs été riche cette année pour les industriels qui sont monté plusieurs fois au créneau pour affirmer leur désaccord face aux réformes engagées par le gouvernement. « On ne va pas vers une simplification, regrettait Eric Monniot. On n’est pas tous des patrons du Cac 40, on a juste des PME que l’on a parfois des difficultés à faire tourner. Il faut un juste milieu entre le bien-être des salariés et les contraintes des entreprises ».

Les difficultés ont en effet été soulignées lors de la présentation de la dernière étude trimestrielle de conjoncture effectuée par les 7 syndicats rhônalpins à la fin de l’année 2014 auprès de 500 entreprises de la région. Ce qu’il en ressort : pas vraiment de regain d’optimisme, puisque plus de la moitié des chefs d’entreprises ligériens ne voient pas venir de changement au premier trimestre 2015, tandis que 44% des entreprises font état d’une activité stable sur le bilan 2014. On note cependant une légère embellie sur le plan des investissements, puisque 55 % des entrepreneurs ligériens de la branche pensent investir en 2015, soit 10 points de plus que lors de la dernière étude.

Sur le plan de l’emploi, le chômage partiel et les licenciements économiques restent à un niveau bas, mais les chefs d’entreprises restent prudents quant à l’embauche ou au recours à l’intérim. Seuls 36 % d’entre eux ont l’intention de recruter au premier trimestre dans la Loire, contre 42 % en Rhône-Alpes. Pour autant, on constate que les besoins en recrutement sont toujours importants dans le secteur, une enquête du Pôle Emploi fait d’ailleurs état de 2 000 postes à pourvoir dans l’industrie dans notre département. Des besoins en recrutement parfois difficile à remplir puisque plus d’un entrepreneur sur deux dit avoir des difficultés de recrutement par manque de candidatures correspondant au profil.

 

Emilie Massard



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