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Les nouvelles priorités de Voiron

Isère le 22 mai 2014 - Caroline Thermoz-Liaudy - Actualités - article lu 841 fois

Durant la campagne, vous avez longuement abordé les questions de circulation et de stationnement à Voiron.

Quelles mesures avez-vous déjà prises ? Avez- vous établit un calendrier des premières actions à mener ?

En matière de stationnement, on avait évoqué deux grandes idées. Une solution à court terme qui était de créer un espace d’une centaine de places à proximité du centre-ville sur le terrain de l’ancien « Sernam » (NDLR : proche de la gare SNCF). Comme il s’agissait d’une solution d’urgence, nous nous sommes occupés tout de suite de délibérer sur le sujet dès le premier conseil municipal. Une décision votée par l’ensemble des conseillers à l’exception du groupe de Roland Revil (NDLR : maire sortant). De nouvelles négociations sont en cours avec Réseau Ferré de France (RFF) pour racheter ce terrain. A plus long terme, nous souhaitons aussi réaliser un parc souterrain pour le cœur de ville. Là-dessus, il faut commencer les études pour définir le lieu exact, le budget, les contraintes techniques à surmonter… Ça se prépare sur plusieurs exercices, et l’horizon pour ce projet, c’est la fin du mandat. Enfin, concernant la circulation, nous sommes tout à fait engagés dans la réalisation de la fin du contournement entre la RD1092 et Champfeuillet.

Sur la sécurité, vous êtes très clairement pour l’installation de caméras de vidéosurveillance dans la ville ?

Nous sommes partisans de l’installation de caméra. Il n’y en a aujourd’hui qu’une seule située à la gare routière, installée par délibération de l’ancien conseil municipal, mais pour laquelle le groupe majoritaire s’était divisé. Après le vote rien n’a été fait (ni étude de faisabilité technique, ni achat de matériel…) Nous avons donc d’ores et déjà mandaté nos services techniques pour que les études de raccordement soient faites. Notre objectif c’est que ces caméras (celles votées par la précédente municipalité), soient installées courant septembre, essentiellement autour de Saint-Bruno. Dans le même temps, nous développons des études pour le déploiement supplémentaire : nous allons poser tout au long du mandat, et par tranches, plusieurs caméras afin de déployer un réseau sur l’ensemble de la ville. Pour l’exploitation des images, je vais étudier deux hypothèses : celle de mutualiser du personnel d’opérateurs avec les communes qui seraient intéressées pour que Voiron ne soit pas seule à supporter ce coût (Voreppe, peut-être Moirans…). On peut aussi prolonger la fibre jusqu’aux locaux de la police nationale.

Lors de la campagne vous parliez d’un gros travail sur l’embellissement de la ville.

La question de la propreté et de l’embellissement de la ville est capitale. Nous sommes en train d’engager une « opération murs propres » pour faire la chasse aux tags qui portent atteinte à l’image de la ville. C’est laid et ça contribue au sentiment d’insécurité. Concernant la propreté, il va falloir améliorer le rendement du nettoyage, soit en mettant plus d’agents, soit en les équipant mieux, pour que leur travail soit plus rentable.

Vous êtes désormais vice-président à l’économie du pays Voironnais (le président reste Jean-Paul Bret malgré la bascule à droite des 2 principales villes de l’agglomération), comment avez-vous réagit à l’annonce de vente du site Arjowiggins, sur lequel de l’argent public a été investi l’année dernière pour le raccordement à la fibre ?

Arjowiggins fait partie du groupe Sequana, dont la banque publique d’investissement, donc l’Etat français est actionnaire à hauteur de 20%. Donc quand Sequana décide de la fermeture du site de Charavines, je ne comprends pas que l’Etat ne s’y oppose pas. Qu’est-ce qu’on peut faire nous aujourd’hui ? On essaie de tout mettre en œuvre pour qu’un repreneur rachète le site, mais nous avons peu de moyens. C’est le ministère du redressement productif qui a repris la main, et le pays voironnais se positionne en tant que coordinateur.

Quelle position allez-vous occuper dans VEGA (Voiron et Grenoble Associés), syndicat mixte créé en septembre dernier ?

Je suis sceptique. J’ai déjà dit que je me méfiait de la Métro qui a mon sens a pour objectif d’absorber la partie du pays voironnais qui crée le plus de richesse. Quand deux communautés d’agglomération veulent discuter et créer des projets ensemble, elles n’ont pas besoin d’avoir un syndicat mixte avec des statuts et un budget propre. Pour parler ensemble, il faut se réunir. C’est une lourdeur supplémentaire à l’heure où on essaie de simplifier la carte administrative. En plus c’est une menace, car le rapprochement préfigure peut-être une fusion. Or c’est Marc Baietto qui était président de Vega, donc le rapport hiérarchique était  déjà posé. Les nouvelles élections auront lieu avant la fin du mois de mai. Je dirai à ce moment-là quel est mon point de vue : maintenant qu’il y a une structure, soit on lui donne des compétences propres et des projets, soit on la supprime. Mais évidemment je ne déciderai pas tout seul, et je changerai peut-être d’avis si VEGA était président par un représentant du pays voironnais. Mais je suis bien clair : je ne suis pas candidat à la présidence de Vega !

Caroline Thermoz-Liaudy



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