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Saint-Étienne : des nouveautés dans les cantines pas au goût de tout le monde

Loire le 23 janvier 2015 - Daniel BRIGNON - Société - article lu 86 fois

Saint-Étienne : des nouveautés dans les cantines pas au goût de tout le monde
DR - Autre nouveauté, la pénalité pour réservation tardive passée de 1 EUR à 1,50 EUR

Les cantines scolaires stéphanoises inauguraient à la rentrée du 5 janvier un nouveau système de réservation mis en place pour limiter le gaspillage. Il a été diversement apprécié par des parents qui en dénoncent les errements des premiers jours.

Dans le système antérieur, seulement 30 % des repas étaient réservés suffisamment à l‘avance dans les 50 cantines de la ville. Beaucoup l’étaient le jour même ce qui impliquait pour le fournisseur d’anticiper sur la commande et surproduire des repas. « Pour 50 repas réservés, 70 repas en moyenne étaient livrés », explique Samy Kéfi-Jérôme, adjoint à l’éducation, entraînant la perte de 2 000 à 3 000 repas par mois (sur les 48 000 repas livrés), jetés, soit une tonne de nourriture par mois gaspillée.
Depuis le 5 janvier, plus de surproduction de repas. La juste mesure des repas réservés au moins 48 heures à l’avance est servie. Pour les réservations de dernière minute, le jour même, il est servi un repas de secours, stocké dans les cantines, composé de raviolis au tofu et compote. Le premier jour de la mise en place de la réservation obligatoire à 48 heures, celle-ci n’était pas encore intégrée. Ainsi le 5 janvier, 2 840 enfants ont pris leur repas dans les 50 cantines. 2 278 repas étaient réservés et ont été livrés et ce sont ainsi près de 600 enfants auxquels a été servi le repas de substitution, avec des biscottes, faute de pain frais suffisant.
Le nouveau système a fonctionné favorablement assez vite pour Samy Kéfi-Jérôme, qui note, chiffres en main, que le 17 janvier, 12 jours après la mise en place du nouveau système, 99,48 % des repas servis étaient réservés dans le délai des 48 heures. Sur 3 277 repas servis, plus que 17 étaient des repas de secours. Le système a fait ses preuves, pour l’adjoint qui répondait à un autre grief du collectif de parents : le fait de séparer des autres, de manière discriminatoire, les enfants choisissant un repas végétarien, mis en place également au 5 janvier. Il n’est pas question de maintenir à l’écart ces enfants, annonçait l’adjoint en dressant un premier bilan de cette offre nouvelle. « Le repas végétarien a été choisi par moins de 200 enfants, à la marge. Cette offre ne répond pas à une demande des familles musulmanes, tient à préciser Samy Kéfi-Jérôme, mais à une volonté de répondre à de nouveaux modes de consommation. »


Daniel Brignon



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