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Les multiplexes stéphanois pas encore apaisés

Loire le 14 octobre 2015 - Denis Meynard - Société - article lu 397 fois

Les multiplexes stéphanois pas encore apaisés
Denis Meynard - Me Jean-Michel Brocherieux : « ABC a repris un cinéma qui devait être fermé par Gaumont ».

Le conseil des Prud'hommes s'est donné deux semaines pour trancher sur les demandes des salariés des multiplexes de Saint-Etienne.

Le conflit social qui avait agité les deux cinémas stéphanois de Sylvie Massu, au printemps, ne s’est pas éteint depuis. La majorité des salariés de l’Alhambra et du Camion rouge étaient au conseil des Prud’hommes de Saint-Etienne lundi, dans le cadre d’une assignation de leur employeur en référé déposée par neuf d’entre eux. Ils contestent notamment la modification du mode de calcul de leur intéressement sur les primes confiseries par rapport à la période où ils étaient salariés du groupe Gaumont. Lequel a mis le multiplexe de la place Jean-Jaurès en location gérance de novembre 2014 à fin décembre 2016.

Me Anne-Sophie Xicluna, avocate des salariés, a affirmé qu’une partie des engagements pris dans le cadre du protocole de fin de conflit du 22 avril dernier, applicables un mois plus tard, « ne sont pas tenus ». Evoquant le recours à des personnes en contrats à durée déterminée ou à des intérimaires pour effectuer des heures complémentaires jusqu’alors confiées à des salariés à temps partiel. Elle a aussi plaidé pour le rétablissement d’une prime semestrielle qui ne leur a « jamais été versée » depuis le changement de direction. Et demandé à la juridiction prud’homale, « 500 € de dommages et intérêts par salarié pour le non-respect de l’accord du 22 avril ». Me Anne-Sophie Xicluna veut avoir connaissance du contrat de location-gérance passé en Gaumont et la société ABC (Alliance cinématographique bourguignonne), pour savoir si les deux salariés protégés (la déléguée du personnel et son suppléant) sont rattachés à l’ancienne société ou à la nouvelle.

En défense d’ABC, représentée par sa gérante Sylvie Massu et le directeur des multiples stéphanois, Philippe Desaye, Me Jean-Michel Brocherieux, a rejeté les accusations. Y compris s’agissant des inconnues pour l’avenir, en indiquant que « dans un courrier envoyé à tous les salariés, Gaumont leur a annoncé qu’au terme de la location-gérance, le fonds de commerce et les murs seront rachetés par la société de Mme Massu ». Il a mis en garde contre « les procès d’intention qui ne font que miner l’avenir de ces deux établissements ».

Denis Meynard



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