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Les milieux piscicoles en grand danger

Loire le 07 août 2015 - Eric Séveyrat - Sciences, Santé, Environnement - article lu 53 fois

Les milieux piscicoles en grand danger
Georges Rivoire - La Coise, rivière de 1ère catégorie, en manque d'eau,sort de son lit en amont du pont de la Therry à Saint-Galmier

La sécheresse et les périodes de grosses chaleurs de cet été 2015 font souffrir les milieux piscicoles. Pour la première fois depuis la canicule de 2003, la préfecture de la Loire, en lien avec la fédération de pêche a pris un arrêté d'interdiction de pêcher sur une grande partie des cours d'eau petits et moyens du département.

« Si ça continue encore 15 jours comme cela, ce sera une catastrophe, commente lundi 3 août, le président de la Fédération départementale de pêche, Jacques Dumas. Même si on a quelques orages ici ou là dans le Pilat, c’est insuffisant pour reconstituer les cours d’eau. Les secteurs des Monts du Lyonnais et la plaine du Roannais sont les plus touchés. Si nous avons demandé cet arrêté, c’est pour protéger ce qui existe dans les poches d’eau. Dans les gros trous d’eau qui subsistent, des poissons " attendent ", ce n’est pas le moment d’aller les déranger. Qu’il s’agisse du manque d’eau ou du réchauffement, les deux phénomènes sont terribles pour les poissons qui manquent d’oxygène et sont plus vulnérables aux pollutions, à l’eau parfois de qualité inégale issue des stations d’épuration, etc. Toutes les espèces sont touchées. Au-delà des " assecs " où les poissons meurent, les individus génétiquement les plus résistants vont pouvoir recoloniser les cours d’eau après la sécheresse, notamment le Lignon et l’Aix, comme ce fut le cas après l’été 2003. À l’époque, l’arrêté d’interdiction avait été pris fin août sur la totalité des affluents des fleuves. Nous avons connu ensuite d’autres périodes difficiles, comme 2005, ou 2008, mais moins graves que cette année. »

Dans les fleuves Loire, Rhône, les barrages, et les canaux, la pêche est possible, et les poissons y seraient même plus abondants (sauf les truites), qui descendent trouver refuge dans des eaux plus profondes et plus fraîches. À quelques exceptions près, les cours d’eau prenant leurs sources dans le massif du Pilat, les Monts-du-Forez et de la Madeleine sont plus épargnés. Pour l’heure, la pêche y encore autorisée.

Ailleurs l’arrêté stipule que l’interdiction est en vigueur jusqu’au 20 septembre. Elle peut être reconduite ou annulée en fonction des conditions hydrologiques. La fédération de pêche en lien avec les services de l’État établit un état des lieux régulier sur le terrain, le long des cours d'eau depuis déjà plusieurs semaines.

Éric Séveyrat

 



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