Fermer la publicité

Les migrants de Calais prennent leurs marques à Valfleury

Loire le 03 novembre 2016 - Mathieu Ozanam - Société

Les migrants de Calais prennent leurs marques à Valfleury
Mathieu Ozanam - Les 34 migrants devront avoir quitté le CAO de Valfleury d'ici au mois de mars

Les 34 migrants en provenance de Calais sont arrivés au centre d'accueil et d'orientation (CAO) de Valfleury depuis une semaine. La préfecture de la Loire a proposé un premier bilan.

La réunion publique d’information organisée par la préfecture de la Loire pour les habitants de Valfleury avait été pour le moins animée le 23 septembre. Ils ont été en partie entendus puisque le nombre initial de migrants de Calais a été réduit de 50 à 34 personnes. Et le calme semble être revenu dans le village de 732 habitants.

« La population de Valfleury a fait part d’une disponibilité et d’un sens de l’accueil qu’il faut saluer », souligne Gérard Lacroix, le secrétaire général de la préfecture. « Tout se passe bien, corrobore le maire Michel Maisonnette. Quarante-cinq personnes de la commune et de communes voisines ont proposé leurs services à la mairie. La paroisse a elle aussi une liste de 40 personnes prêtes à aider. »

Leur rôle, qui reste à définir, pourrait être de donner des cours de français, d’accompagner les migrants dans leur découverte de la région ou tout simplement d’échanger afin de « désacraliser les questions autour des migrants », suggère Didier Couteaud, le directeur départemental de la cohésion sociale. Quatre personnes de l’Entraide Pierre-Valdo, l’association chargée de gérer le centre d’accueil et d’orientation (CAO), sont présentes pour faire de l’accompagnement social ou assurer une présence 24 h/24.

Une étape temporaire

Dès les premiers jours, les 34 migrants ont reçu une première information sur le règlement interne du lieu d’hébergement et ont eu un premier contact avec l’Ofii (office français de l’immigration et de l’intégration). Ils sont issus d’Afghanistan, d’Iran, du Koweit, d’Erythrée, du Soudan et du Pakistan. Le plus jeune se dit mineur, une information qui devra être vérifiée. A 62 ans, Rahim est le plus âgé. Il était depuis un an dans la jungle de Calais. « Les conditions de vie étaient très difficiles », dit-il à l’aide d’un interprète. « Ma famille, ma femme, sont en Angleterre, j’aimerais les rejoindre », explique-t-il.

L’Ofii va informer les migrants sur les conditions administratives de demandes d’asile et sur le retour au pays. Les demandes devront être adressées au guichet régional unique en préfecture du Rhône. Dans l’attente d’une instruction de leur dossier, les migrants seront alors réorientés vers un autre centre d’hébergement de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Mathieu Ozanam

Deux migrants de Calais ont accepté de répondre aux questions des journalistes



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide