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Loire : les maires organisent leur défense

Loire le 16 mars 2017 - Daniel Brignon - Collectivités locales - article lu 98 fois

Loire : les maires organisent leur défense
Georges Rivoire

L'association des maires de France fait figure de rempart pour défendre les communes. Elles l'affirmaient fort à Roche-la-Molière à l'occasion du congrès des maires de la Loire.

L’inquiétude ne se lisait pas sur les visages des maires de la Loire réunis en congrès. Sauf de quelques-uns se faisant porte-parole des préoccupations présentes des élus locaux. C’est Gérard Tardy, maire de Lorette, préoccupé par la « supra-communalité » qu’introduit la loi NOTRe par le transfert des compétences communales : « La commune appartient-elle encore à sa population ? », interroge-t-il. Yves Durand, maire de Saint-Haon-le-Châtel, lui emboîtant le pas dressait le portrait d’une « petite commune en détresse ». La sienne, de 575 habitants, en 2008 quand il a été élu maire, et de 648 aujourd’hui. Commune qui a abaissé la charge de la dette de 45 000 € en 2008 à 24 000 € aujourd’hui. En face, une DGF (Dotation globale de fonctionnement) passée de 7 700 € à 3 500 € cette année, d’où la perspective du maire de ne plus pouvoir, dès 2018, « dégager suffisamment de fonctionnement pour assurer le remboursement de la dette communale ».

Yves Durand n’abdique pas pour autant devant les faits, les solutions il les entrevoit dans la vente d’une vigne, d’une forêt de 34 ha, du garage des services techniques et peut-être dans la renégociation du prêt, à laquelle Jean-François Barnier, président de l’AMF 42, dit prêter son concours. « Voici un exemple de la difficulté que j’avais prédite il y a deux ans devant cette assemblée », affirmait ce dernier pour clore l’épisode d’émotion.

Pierre Jarlier, le vice-président des maires de France, invité de la séance, a rappelé l’effort national qu’exigent les 2 300 Md€ de dette : « il faut que l’on participe au redressement », a-t-il répondu sobrement, s’exprimant aussi au sujet de  la dépossession des pouvoirs du maire à travers notamment l’imposition du PLUI (Plan local d’urbanisme intercommunal). « Je suis à fond pour le PLUI, dit-il, pour des raisons de cohérence de la planification, mais il faut qu’il soit le fruit d’un projet collectif ».

Pierre Jarlier avait développé le sujet un peu plus tôt dans son propos où il défendait « une ruralité connectée à l’urbain », selon la mission qui lui a été confiée par l’AMF de dégager des pistes pour bâtir le socle d’une nouvelle politique d’aménagement du territoire reposant sur une complémentarité entre ville et campagne.

Des outils existent pour cela, poursuit-il, « mais à mettre en musique », citant les Schémas régionaux d’aménagement du territoire, les Scot et, justement, l’urbanisme intercommunal à travers les PLUI, qu’il convient « de ne pas imposer, mais qui doivent relever de logiques de projets : c’est le projet qui doit amener la planification et non l’inverse ».

Le maire de Saint-Flour appelle par ailleurs de ses vœux une réforme des dotations qui organise « la redistribution des richesses » et indique quelques pistes en faveur de la complémentarité des territoires : un maillage territorial de la mobilité, l’appui du numérique comme support du télétravail ou de télémédecine, la valorisation des ressources agricoles, pour finir sur deux exigences-clés à ses yeux : la construction d’un réseau d’ingénierie territoriale au service du développement rural et une gouvernance appuyée sur les maires, à travers la conférence des maires : « Les maires savent trouver des objectifs communs ».

« C’est le rôle de l’AMF de faire cette synthèse entre les grandes et les petites communes rurales », avait-il affirmé en préambule, en présentant le manifeste des maires de France porté à l’attention des candidats à l’élection présidentielle. « Ce sera la feuille de route que nous allons défendre. Elle s’appuie sur quatre principes : garantir la place des communes en respectant le principes de libre administration ; mettre fin à la prolifération et à l’instabilité des normes ; une reconnaissance par l’Etat des collectivités comme des partenaires ; un pacte financier qui garantit la stabilité et la prévisibilité des ressources des communes. »

Sur la base de ces principes l’AMF va rechercher un engagement des candidats à la présidentielle qu’elle recevra le 22 mars.

Daniel Brignon

Georges Rivoire
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  • Georges Rivoire - Signature d'une convention chez Enedis
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  • Georges Rivoire - Signature d'une convention entre la Fédération des chasseurs de la Loire et la Chambre d'agriculture
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  • Georges Rivoire - Echanges avec la salle: Gérard Tardy, maire de Lorette

Les différentes formes de radicalité

Le congrès des maires de la Loire s’ouvrait par une table ronde sur « les différentes formes de radicalité ». Serge Blisko, président de la Miviludes, un groupe de travail auprès du Premier ministre qui en plus de sa mission sur les dérives sectaires s’est tourné depuis 2014 sur la prévention de la radicalisation, était invité à présenter les processus et mécanismes de la radicalisation soulignant que « la variété des profils met en échec les explications générales et univoques ».
En chiffres, on retiendra que 1 200 Français sont partis en Syrie et en Irak, 700 y séjournent toujours ; 15 000 personnes ont été signalées en voie de radicalisation.
Des chiffres complétés par le préfet de la Loire, Evence Richard : près de 300 personnes suivies dans le département, dont 150 inscrites au fichier et 33 en suivi du service social dans le cadre du dispositif départemental de lutte contre la radicalisation.



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