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Les maires face à l'état d'urgence

Isère le 26 novembre 2015 - Caroline Thermoz-Liaudy - Société - article lu 251 fois

Les maires face à l'état d'urgence
Caroline Thermoz-Liaudy - L'Etat a essayé de répondre aux interrogations des maires

La préfecture a expliqué, vendredi 20 novembre, aux maires isérois la mise en place concrète des mesures de sécurité prises au niveau départemental dans le cadre de l'état d'urgence.

Répondre aussi à leurs questions et inquiétudes face à leur responsabilité. A l’issue de cette rencontre, le préfet, Jean-Paul Bonnetain se satisfaisait de la présence nombreuse des élus. Il a ainsi indiqué qu’aucune manifestation ni rassemblement ne serait interdit ou  annulé, sauf rares exceptions décidées par des maires qui jugeraient manquer de moyens  ou  d’effectifs  pour les assurer. Si les moyens de sécurité supplémentaires ont été déployés autour des sites sensibles, (notamment Seveso), comme dans les communes rurales, à l’approche  des fêtes  de  fin  d’année les marchés de Noël sont maintenus, bien que très surveillés. De son côté, interrogé sur les perquisitions administratives, le procureur de la République Jean-Yves Coquillat a assuré que la justice travaille main dans la main avec les services de l’Etat. « Les perquisitions  administratives n’empêchent pas  la  poursuite  de celles judiciaires.  Les  actions de  l’administration  ne  se substituent pas à celles de la  justice,  elles  se  rajoutent. » Car à la différence des perquisitions judiciaires, exécutées en cours d’enquête, la perquisition administrative peut marquer le début d’une enquête. « L’application  de  la  loi  dé¬mocratique et l’application du  droit,  qui  est  parfois perçu comme une contrainte, est aussi une force. C’est ce qui nous sépare les démocraties des groupes terroristes érigés en Etat. »

Limiter les troubles à l’ordre public

Jusqu’à la fin de l’état d’urgence au plus tard, le préfet a décidé d’interdire sur l’ensemble de l’Isère les ventes au détail des combustibles corrosifs, carburants à emporter et gaz inflammables dans les stations-service et autres points de vente délivrant ces produits, et les feux d’artifices. Cette interdiction concerne toutes les catégories d’artifices ainsi que les mises en œuvre d’artifices assurées par une personne titulaire soit du certificat de qualification prévu à cet effet, soit d’un agrément préfectoral. Néanmoins, cette interdiction ne s’applique pas aux feux d’artifice organisés par des personnes publiques ou privées, déclarés régulièrement en préfecture et mairie ou programmés de longue date et ayant donné lieu à une information publique.



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