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Les Journées du patrimoine en campagne

Loire le 11 septembre 2014 - Daniel Brignon - Actualités - article lu 508 fois

Les Journées du patrimoine en campagne
La colline de Dargoire, à découvrir, un paysage façonné par l'activité humaine (© Dubreuil Guy)

Il y a une réelle extension de la notion de patrimoine cette année, particulièrement aux paysages ? Une extension significative de la notion de patrimoine.

Il y a une réelle extension de la notion de patrimoine cette année, particulièrement aux paysages ?

Une extension significative de la notion de patrimoine. On  prend en compte non seulement le simple objet patrimonial en l’élargissant à son environnement. Ce sont effectivement les paysages qui au sens étymologique relèvent bien du patrimoine en tant qu’héritage de nos pères. C’est une grande première qui nous a amenés à prendre en compte aussi les savoir-faire. A travers ce thème il s’agit de ne pas se contenter des immeubles mais porter un regard sur les gens qui y participent.

Ce thème a motivé de nouveaux acteurs. Quels sites nouveaux avez-vous remarqué témoignant de l’intérêt pour le paysage ?

Des espaces naturels : l’arboretum de Chatillon-sur-Chalaronne, la Valrhôna particulièrement mise en valeur avec une promenade à vélo, il s’agit d’un type de patrimoine pas très lointain dans le temps auxquels s’ouvrent cette année davantage les JEP. Dans la Loire, le jardin des plantes à couleurs d’Essertines-en Donzy, des randonnées dans un paysage de Dargoire, les moulinage des Rivières à Pélussin…

Cette thématique amène davantage de sites dans votre programme cette année ?

Curieusement non. Pas plus que l’année dernière. J’ai relevé que cette année beaucoup de communes n’ont pas inscrit leur église comme cela se fait habituellement, peut-être considérant qu’elles n’entraient pas dans le thème. Il y a de nouveaux sites, cela rétablit une stabilité.

En ce qui concerne la fréquentation ?

C’est difficile à apprécier de manière globale. On a observé l’année dernière une grosse chute de la fréquentation des sites dans le Grand Lyon, que l’on n’explique pas, sinon par le mauvais temps, ou alors que les gens finissent par se lasser au bout de 30 ans…

Avez-vous des consignes vis-à-vis des porteurs de projets ?

Aucune consigne. Autour du thème choisi, les propositions se font sur le principe du volontariat, nous ne filtrons pas et ne sélectionnons aucune des propositions. Toutes sont retenues. A l’inverse d’autres pays comme la Suisse qui ont une politique de sélection.

La Drac elle-même a une proposition originale ?

Depuis l’année dernière nous proposons une importante animation dans les locaux de la Drac à Lyon. Cette année une animation poético-ludique, une performance « Les hommes debout ». Ce sont seize mannequins de taille humaine installés dans le grand escalier qui parlent au public et l’invitent au dialogue. Cette performance réalisée par trois artistes avait été créée en hommage aux immigrés évacués par la force dans le quartier de la Guillotière en 2009. Adapté à notre lieu, cette performance sera accompagnée le dimanche après-midi d’une intervention dansée improvisée en résonnance avec l’œuvre.

Vous n’êtes pas tellement pour le coup dans la thématique ?

Pas du tout. Ces performances ont commencé l’année dernière à l’initiative de notre directeur Jean-François Marguerin, pour montrer ce que les arts numériques peuvent apporter dans la médiation du patrimoine. Les arts numériques permettent une approche directe du public, il n’y a pas de barrières de l’éducation et elles s’appliquent à n’importe quel lieu. C’est notre rôle de Drac de mettre l’accent sur les nouveautés.

Justement, vous avez développé une application Internet ?

Nous avons lancé l’année dernière une « web application » pour apporter des compléments d’information sur les sites visités et les acteurs liés au thème. Nous avons publié 100 fiches l’année dernière, relatives à des monuments. J’ai développé l’application autour du thème de cette année en renseignant cent nouvelles fiches, concernant pour partie le patrimoine naturel de la région, eaux, forêts, grands sites, et pour une autre part les intervenants du patrimoine, représentant des savoir-faire quelquefois surprenants comme celui d’un lauzeur, tailleur de lauzes.

Propos recueillis par Daniel Brignon


Journées européennes du patrimoine

Dates :
samedi 20 et dimanche 21 septembre.
Thème : patrimoine culturel patrimoine naturel.
Organisateur : ministère de la Culture et de la communication ; et par délégation la Drac (Direction régionale des affaires culturelles) de Rhône-Alpes.
Lieux : 1 885 sites ouverts en Rhône-Alpes ; 195 dans la Loire.
Un programme départemental complet est diffusé dans les offices de tourisme et disponible sur le site de la Drac : www.culturecommunication.gouv.fr/Regions/Drac-Rhone-Alpes
A noter la sortie annuelle du guide des Journées européennes du patrimoine, publié, en partenariat avec la Région Rhône-Alpes et la Drac, par les éditions LivresEMCC. Intitulé Patrimoine culturel, patrimoine naturel en Rhône-Alpes, il présente 88 sites naturels de la région. Rens. : www.livresemcc.com.



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