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Les Iris et La Poularde aux enchères

Loire le 16 septembre 2015 - Denis Meynard - Commerces - article lu 434 fois

Les Iris et La Poularde aux enchères
©Denis Meynard - Vincent et Isabelle Ponsada avaient rouvert l'établissement en août 2013.

La mise en vente des fonds de commerce des deux hôtels restaurants réputés du Forez aura lieu le mois prochain.

Après la mise en liquidation judiciaire cet été de deux établissements gastronomiques du Forez (La Poularde, à Montrond-les-Bains, et Le Jardin d’Iris, à Andrézieux-Bouthéon), aucune offre de reprise satisfaisante n’a été déposée auprès du mandataire en charge de leur liquidation. Le tribunal de commerce de Saint-Etienne a donc décidé la mise aux enchères des fonds de commerce et des équipements de ces deux hôtels restaurants. Concernant celui géré pendant un demi-siècle par les familles Randoing et Étéocle, la date a été fixée au lundi 19 octobre, avec une mise à prix de départ de 80 000 €. Charles-Edouard Beraud et le chef Stéphane Coffy, associé dans la reprise du fonds de commerce à Gilles et Monique Étéocle, auront tenu trois années à la barre de ce « paquebot » de 3 800 m2 de surface.

Gilles Étéocle, qui est toujours propriétaire des murs, indique qu’il faut être costaud pour faire fonctionner ce lourd bâtiment, surtout dans la conjoncture actuelle avec des tickets moyens de repas tombés à 40 ou 50 €. Il espère qu’une nouvelle activité économique y redémarrera. Le retraité de 66 ans, qui se partage entre la Haute-Loire et la Corse, lance : « si quelqu’un veut acheter les murs, qu’il vienne me voir ». En prise avec l’actualité, il ajoute, en direction des élus de Montrond-les-Bains : « Il faut ouvrir à l’extérieur (…) ce site avec piscine, salles de réunion et une vingtaine de chambres, pourrait accueillir une soixantaine de réfugiés ».

Charles-Edouard Beraud, originaire de Chambles, et Stéphane Coffy, respectivement actionnaire minoritaire dans la structure qui a exploité La Poularde de 2012 à 2015, sont repartis chacun de leur côté. Ce dernier s’apprête à reprendre son métier de chef de cuisine en Suisse, d’où est originaire son épouse. La vente aux enchères du Jardin d’Iris (qui avait obtenu un macaron au Michelin en 2007), comptant un hôtel et une piscine, et de son matériel professionnel, à Andrézieux-Bouthéon, devrait quant à elle suivre, sur le même modèle, fin d’octobre.

Denis Meynard



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