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Les futurs logements des gendarmes animent les débats

Loire le 03 mai 2014 - Louis Thubert - Forez - article lu 857 fois

Les futurs logements des gendarmes animent les débats
Un conseil municipal animé autour de la question des logements des gendarmes de la commune (© Louis Thubert)

Vif, mais pas agressif.

Ainsi pourrait-on qualifier le conseil municipal qui s'est tenu le 28 avril à Feurs. Les élus ont pu s'attaquer aux dossiers en cours, après l'installation de Jean-Pierre Taite – le maire sortant, reconduit au 1er tour.
Les deux groupes d'opposition (« Génération Feurs » et « Feurs Bleu Marine »), bien que ne siégeant pas ensemble, ne se sont pas privés pour interpeller et questionner le maire sur sa politique. Ainsi, avant même que l'ordre du jour ne soit abordé, Johann Cesa du groupe Génération Feurs a tenu à présenter un vœu à ses adversaires politiques. Adressé aux parlementaires, ce vœu a pour objectif la défense de l'emploi à Feurs, mais aussi celle du pôle du Centre hospitalier Forézien installé dans la commune.
« Peu importe la sensibilité politique, ce qui compte, c'est la défense de l'emploi et de la solidarité du territoire », a déclaré l'élu. Jean-Pierre Taite a quant à lui indiqué qu'il ne voyait pas « d'opposition dans l'esprit » au vœu formulé par Johann Cesa. « Le conseil municipal souhaite que les députés soient force de proposition pour des amendements sur la loi Hôpital, santé et territoire, qui nous pose problème », a ajouté le maire. Ce dernier regrette d’avoir l'impression que « les politiques, de droite comme de gauche, mettent en danger la santé publique ». Il est vrai que la loi « qui pose problème » a été voté en 2009, sous une majorité UMP, et initié par Roselyne Bachelot, qui fait partie de la même famille politique que Jean-Pierre Taite.
Ne voulant pas être en reste, Charles Perrot, élu FN, a demandé à ce que le vœu soit « plus formel, plus directif » et a pointé du doigt « 30 ans de mauvaise gestion ». Le poids des mots, et des programmes nationaux. Cela n'a pas empêché le conseil dans son unanimité de s'accorder sur le vœu à envoyer aux parlementaires.

Une salve de questions

En dehors de cette belle entente, les débats furent animés. Ainsi, la création de nouveaux logements pour la gendarmerie de Feurs a suscité de nombreuses questions de la part de J. Cesa et Ch. Perrot. Suite à un dossier monté par la mairie de Feurs, la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) a confié à la société Thomas la construction de logements pour les gendarmes. Le maire espère que ceux-ci seront plus enclins à rester à Feurs, plutôt que de demander leur mutation, découragés par des locaux peu accueillants. Au lieu d'assumer seule les travaux, la mairie a réussi à les faire prendre en charge par la DGGN. Et pour la bonne réalisation du chantier, la mairie va vendre une bande de terrain à 65 € le m² (1).
« Pourquoi une entreprise privée va-t-elle faire des bénéfices sur une opération impossible à réaliser pour la mairie ? », a alors demandé Charles Perrot, inaugurant une salve de questions de la part de l'opposition. « Pourquoi le coût du terrain est-il si bas ? Pourquoi la société Thomas a encore été choisie ? Où est le mistigri, car je suis sûr qu'il y en a un ? » « Ce qui est sûr c'est que le montage ne coûte rien, lui a répondu Jean-Pierre Taite. Et sur certains points, oui le privé fait mieux que le public. Si Feurs peut éviter de dépenser 4,6 M€ plus les frais de fonctionnement, c'est très bien. »
Johann Cesa, lui aussi, se demandait pourquoi le chantier était confié à Thomas, et s'inquiétait de savoir s'il y avait eu un appel d'offre. « On n’a choisi personne, lui a rétorqué le maire. On a fait des réunions avec différentes sociétés en mairie, Thomas, Loire Habitat et d'autres, et on les a mis en contact avec la gendarmerie. A aucun moment nous n'avons choisi le porteur du projet. »
Des explications qui ont peu convaincu le chef de file de Génération Feurs. Le conseil n'avait rien d'une dispute, mais les deux groupes d'oppositions n'ont pas l'intention de donner un blanc seing à Jean-Pierre Taite. Qui, en retour, est décidé à répondre à toutes leurs questions.

Louis Thubert


(1) selon l'estimation France Domaines, estimation qui doit être revue


400 € pour les Scouts de France

Les Scouts et Guides de France de Feurs ont doublés leurs effectifs et encadrent 60 jeunes, de 6 à 17 ans. Le développement de leurs activités nécessite la formation des jeunes encadrants bénévoles. Afin de répondre à ces besoins, le conseil municipal a voté, à l'unanimité, une subvention de 400 € pour permettre à 7 jeunes bénévoles de passer le BAFA. Les Scouts de France de Feurs sont ainsi en accord avec la législation en vigueur.


Participation à l'association Forez Tourisme

Forez Tourisme est le volet touristique du syndicat des Pays du Forez, syndicat qui regroupe 136 communes et plusieurs intercommunalités. De part son appartenance au syndicat des Pays du Forez, Feurs doit reverser 33% des revenus de la taxe de séjour, soit 3 822,29€. Cet argent sert entre autre à la promotion du tourisme en Pays du Forez et au fonctionnement de Forez Tourisme. Ch. Perrot regrette un « empilement » des associations qu'il compare à celui des administrations, et a déploré que l'impact de Forez Tourisme ne soit pas quantifiable. J. Cesa, lui, a appelé à la baisse du taux de 33 % alloué à Forez Tourisme, sans remettre en cause le dispositif sur le fond. Les élus de Génération Feurs et du Rassemblement Bleu Marine se sont abstenus.


Mise en valeur du monument Feurs Métal

La stèle en l'honneur des salariés de l'entreprise Feurs Métal sera électrifiée. Erigée début 2014, le monument se tient au carrefour des rues Waldeck Rousseau et Saint-Antoine. L'éclairage de l'oeuvre  coutera 4 506 € hors taxes, dont 4 281 € à la charge de la commune.



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