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Les éthylotests font l'unanimité chez les autocaristes

Loire le 02 septembre 2015 - Marine Graille - Société - article lu 125 fois

Les éthylotests font l'unanimité chez les autocaristes
Stocklib - Chauffeurs et autocaristes semblent satisfaits de ces nouveaux dispositifs obligatoires

Depuis ce 1er septembre, c'est obligatoire. Tous les autocars doivent désormais être équipés d'un éthylotest anti-démarrage. Une nouvelle réglementation qui semble aller « dans le bon sens » selon les professionnels de la Loire.

Si souvent les nouvelles réglementations de la rentrée de septembre peuvent faire débat, celles qui concernent cette année les autocars mettent globalement tout le monde d’accord. Depuis le 1er septembre, tous les autocars doivent désormais disposer d’un éthylotest anti-démarrage (EAD). « Le véhicule ne démarre pas si le taux d’alcool du chauffeur dépasse les 0,2 g/L. A la 2e tentative, il est immobilisé et le conducteur est chargé de prévenir l’employeur qui doit lui envoyer une personne pour le remplacer », résume Sylvie Plotton, secrétaire générale de la Fédération nationale des transporteurs de voyageurs de la Loire (FNTV 42). Tout véhicule ne disposant pas de l’équipement lors d’un contrôle routier peut écoper de 90 € d'amende et ne pourra pas valider les contrôles techniques obligatoires pour la mise en service. Un bouton de sécurité est néanmoins prévu pour palier urgemment tout dysfonctionnement. Certains autocaristes, comme Mick Collomb de SRT, ont inclus dans le dispositif un système wifi qui permet d’être informé si ce bouton de sécurité est utilisé ou si l’éthylotest est positif.

Entre 900 et 1 200 € par car

Les entreprises d’autocars n’ont pas été prises de court par cette nouvelle mesure puisque déjà depuis 2010, tous les véhicules neufs transportant des scolaires avaient l’obligation d’être équipés d’un EAD. Guy Chazot, président de la FNTV 42 et gérant des transports Chazot, reconnaît avoir eu le temps de se préparer. « On parlait de cette réglementation depuis des dizaines d’années, on a eu le temps de faire le nécessaire pour tous nos véhicules transportant les scolaires. Nous avons même équipé certains de nos cars " grand tourisme " alors que cela n’est pas obligatoire. » Par ailleurs, certains autocaristes ont pu faire du retrofit avec leurs véhicules, c’est à dire équiper des cars plus anciens d’un EAD. Pour autant, G. Chazot reconnaît qu’équiper des cars représente un coût, entre 900 et 1 200 € par véhicule. C’est sans compter la maintenance du matériel qui doit être effectuée tous les ans, en moyenne 80 € par car.

Si cette réglementation s’avère chère à mettre en place, les autocaristes n’y voient pour autant que des avantages. « En tant que conducteurs, nous approuvons ce système qui rassure les clients mais aussi les autorités compétentes telles que Saint-Etienne Métropole et le conseil départemental de la Loire. Cela contribue également à une meilleure image des conducteurs », estime Jan Guerra, délégué syndical de Car Postal Loire. Pour la FNTV42 qui rassemble 95 % des autocaristes du département, « ce sont des mesures que nous ne pouvons que soutenir et les entreprises n’ont pas été réfractaires puisque cela montre qu’ils offrent de la sécurité à leurs passagers. » Même jugement pour Guy Chazot qui estime que ce dispositif est une nouvelle façon de renforcer « la confiance entre l’entreprise de transport et le client ». Mick Collomb voit, quant à lui, dans cette réglementation une façon de s’épargner certains ennuis en cas d’accident « puisque de fait la cause de l’alcoolémie du conducteur est écartée ».

Malgré ce bon état d’esprit, une ombre s’invite au tableau : plusieurs dysfonctionnements sur certains types d’appareils. « Il existe quelques ratés si le souffle du conducteur n’est pas constant et assez long. Cela demande parfois de la patience avant de réussir le test », explique J. Guerra. Des autocaristes ont relevé également que des tests EAD peuvent également virer positif à tort.

 Marine Graille

Ceinture de sécurité obligatoire

Un second dispositif est également obligatoire depuis le 1er septembre dans les autocars (qui ne comprend donc que des places assises), les ceintures de sécurité homologuées. Un équipement qui demande encore quelques rajustements puisque pour les personnes de forte corpulence, en situation de handicap ou les femmes enceintes, la longueur de la ceinture est encore inadaptée. Le port de la ceinture est obligatoire pour tous les passagers mais aussi du conducteur dont l’amende sous peine d’amende de 135 € pour chacun d’eux.

 



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