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Les crues de l’Onzon bientôt retenues

Loire le 20 mars 2014 - Emilie Massard - Agglomération stéphanoise - article lu 755 fois

Les travaux avaient débuté en juin 2012 et ne sont pas passés inaperçus pour les habitants du secteur.

L’édification de cet ouvrage a en effet nécessité la déviation d’un tronçon de la D23 entre Sorbiers et Saint-Christo-en-Jarez. L’objectif ? Réguler les crues de la rivière de l’Onzon et protéger les populations riveraines. Plusieurs zones pavillonnaires et industrielles sur les communes de la Talaudière et Sorbiers sont en effet situées en zone inondable et nombre d’entre elles avaient été touchées lors des crues de décembre 2003 et novembre 2008, dans le secteur en aval du Valjoly à Sorbiers ou de la Chazotte à la Talaudière.

2,8 M € investis

L’ouvrage équipé d’une ouverture laissera donc passer le débit normal de la rivière et retiendra les volumes d’eau engendrés par les crues. 2,8 M€ ont été investis par Saint-Etienne Métropole pour ériger l’ouvrage, avec l’aide du Fonds européen de développement régional (Feder) et de l’Etat. Une mise en eau partielle, imposée par l’Etat, est actuellement réalisée pour mettre à l’épreuve l’ensemble des équipements et vérifier leur bon fonctionnement. Cette mise en eau, qui se fera par paliers, se déroulera sur une période de 11 semaines. « L’ouvrage sera ensuite vidé pour trouver son mode de fonctionnement définitif en deux étapes, en laissant s’écouler 6,5 m3 d’eau par seconde puis 10,5 m3 lorsque les derniers aménagements sur les équipements en aval seront terminés », précise Jérôme Boutigny, de la direction rivières et assainissement de la communauté d’agglomération. « L’ouvrage est dimensionné pour supporter les crues décennales à centennales. En cas de crue, l’ouvrage sera capable de gérer 65 m3 par seconde, alors que la moyenne d’une crue de fréquence 100 ans est de 25 m3 par seconde. »
Un ouvrage du même type est également en projet à la sortie de Saint-Etienne sur la route de Planfoy sur la rivière du Furet, pour compléter l’action du barrage du Gouffre d’Enfer et protéger les zones inondables de Saint-Etienne en amont de cette rivière. La zone se situant entre deux vallées, la situation géographique est beaucoup plus contraignante, ce demande des études importantes.

Emilie Massard



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