Fermer la publicité

Les baisses de dotations de l'État au menu des maires

Loire le 25 septembre 2015 - Daniel Brignon - Politique - article lu 156 fois

Les baisses de dotations de l'État au menu des maires
Georges Rivoire - François Baroin plaide pour un assouplissement des restrictions

Sous la présidence de François Baroin, le dîner des maires de la Loire à la foire de Saint-Étienne s'ouvrait par des propos assaisonnés de nombreux chiffres et le premier brandi, les 30 % de baisse des dotations de l'État aux collectivités en trois ans. Un rythme de rigueur difficile à avaler.

Gaël Perdriau, hôte des maires de la Loire, lançait l’offensive, dénonçant « ces décisions unilatérales, véritables oukases, qui sapent le socle même des institutions des notre République : la commune ». Bernard Bonne rectifiait : « Il n’y a pas que les communes ! Les difficultés des Départements sont énormes, il faut savoir que déjà cinq d’entre eux ne savent pas comment finir l’année 2015 ».

Il revenait au président de l’Association des maires de France d’exposer les conséquences de cette baisse drastique des dotations au lendemain de la « manifestation inédite » des maires le 19 septembre. François Baroin, qui se dit être « le premier ministre du Budget à geler les dotations » entraînant un manque à gagner de 1,5 Md€, faisait remarquer la différence avec « le choc qui nous est imposé aujourd’hui : 28 Md€ en trois ans ». Il redoute trois conséquences : « retrait de 30 % de l’investissement public d’ici 2017 », « menace sur les services publics », « hausse des prélèvements obligatoires », à la charge des communes. F. Baroin s’en remet à l’espoir d’être écouté des parlementaires dans le contexte de la loi de finances 2016.

Jean-Louis Gagnaire, en tant que député de la majorité, plaidait en faveur de l’État, qui, souligne-t-il, a pris sa part dans les efforts demandés. Il appelait avec insistance les collectivités à « travailler ensemble », principal ressort pour réaliser des économies.

Le préfet, Fabien Sudry, s’employait à relativiser la rigueur des restrictions imposées aux collectivités. « L’État ne redresse pas les finances sur le dos des collectivités », ayant lui-même consenti un effort significatif, en témoignent les « 226 postes retirés depuis quatre ans dans les services déconcentrés de l’État dans la Loire, soit 13 % des effectifs ». L’effort demandé, argumente le préfet, est « proportionnel au poids relatif de chacun dans la dépense publique », et « la baisse des dotations ne se rapporte qu’à une fraction des revenus des collectivités, soit 1,4 % de leurs recettes de fonctionnement ». Il insistait enfin sur les dispositifs compensatoires : « les mécanismes de péréquation renforcés » et la levée de fonds pour soutenir les investissements des collectivités.

Daniel Brignon



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide