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Les arrondissements isérois se redessinent

Isère le 07 janvier 2017 - Sevim SONMEZ - Politique

Les arrondissements isérois se redessinent
P.T. - La sous-préfecture de la Tour-du-Pin a accueilli six nouvelles communes

Par arrêté préfectoral du 21 décembre 2016 signé par le préfet de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, les limites territoriales des trois arrondissements isérois sont modifiées.

« Voulue par la loi NOTRe, cette réforme est pragmatique et efficace, résume Florence Gouache, sous-préfète de l’arrondissement de Vienne. Une réforme très intéressante de remise en question des frontières territoriales qui n’avaient pas évolué depuis longtemps. Il était donc souhaitable de simplifier nos cartographies et de poursuivre leur mise en adéquation afin de ne pas perdre en lisibilité des actions publiques et en bonne connaissance des interlocuteurs.»

Quels sont les changements ?

Depuis le 1er janvier 2017, les trois arrondissements de l’Isère sont ajustés de la façon suivante : l’arrondissement de Vienne intègre 24 des 55 communes de la communauté de communes Bièvre-Isère, qui dépendaient de l’arrondissement de Grenoble alors que les autres étaient déjà rattachées à celui de Vienne.

Les nouvelles arrivées sont : Beaufort, Bressieux, Brézins, Brion, Châtenay, La Forteresse, La Frette, Lentiol, Marcilloles, Marcollin, Marnans, Montfalcon, Plan, Roybon, Saint-Clair-sur-Galaure, Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs, Saint-Geoirs, Saint-Michel-de-Saint-Geoirs, Saint-Paul-d’Izeaux, Saint-Pierre-de-Bressieux, Saint-Siméon-de-Bressieux, Sillans, Thodure, Viriville. Désormais, toute l’intercommunalité de Bièvre-Isère est rattachée à Vienne.


Par ailleurs, la commune de Longechenal a été transférée de l’arrondissement de La Tour-du-Pin vers Vienne. L’arrondissement de Vienne  passe ainsi de 98 à 117 communes et perd des habitants, passant de 216 975 à 207 908 habitants. Il comprend quatre communautés de communes et une communauté d’agglomération.


Quant à l’arrondissement de la Tour-du-Pin, il intègre six communes de la communauté de communes Porte Dauphinoise de Lyon Saint-Exupéry qui dépendaient de Vienne. Il s’agit des communes d’Anthon, Janeyrias, Charvieu-Chavagneux, Pont-de-Chéruy, Lyon Saint-Exupéry et Villette-d’Anthon.


Thomas Michaud, sous-préfet de la Tour-du-Pin, se dit très heureux de l'arrivée des 26 378 habitants (population légale 2017) dans son giron qu'il accueille avec joie au sein de son arrondissement qui totalise ainsi 300 000 individus. Il devrait « rencontrer  les six maires concernés dans les 15 prochains jours afin de mieux cerner la réalité locale et voir comment ils vont pouvoir travailler ensemble ».

Malgré « la cohérence de territoires » avancée par ce redécoupage, la commune de Pont-de-Cheruy reste à convaincre. Dès 1967, une partie du canton de Meyzieu passait dans le Rhône donnant naissance à celui de Pont-de-Chéruy, équivalent aujourd'hui du périmètre de la CCPDLS. 


« Pont-de-Chéruy ne représentait plus de continuité territoriale avec l’arrondissement de Vienne, entrecoupée par l’arrondissement de la Tour-du-Pin, d’où son basculement. Les élus pontois ont noté que les cartes judiciaires étaient différentes et bien évidemment nous avons transmis leurs remarques au Garde des Sceaux. A l’avenir on pourrait souhaiter une évolution de cette carte judiciaire, détaille la sous-préfète. Néanmoins pour les autres services publics comme la Direccte, le Pôle emploi ou la gendarmerie, ils  étaient gérés par le sous-préfet de la Tour-du-Pin et rattachés à Bourgoin-Jallieu ou Villefontaine. » 

Les raisons ?

« Ce redécoupage se justifie au regard des dernières évolutions socio-économiques des territoires. Il permet de mettre en cohérence les cadres d’intervention des pouvoirs publics et par conséquent rendre l’action publique plus efficace », résume le communiqué de la préfecture de Grenoble.


Pour cette réforme nationale l’ensemble des préfets de la France métropolitaine ont été saisis pour réfléchir à un redécoupage des arrondissements qui mette en cohérence les cartes intercommunales avec les cartes des arrondissements. « L’objectif premier était une mise en cohérence de l’accompagnement administratif des sous-préfectures avec les réorganisations des collectivités », explique F. Gouache.  En Isère les trois arrondissements ont été conservées (Grenoble, La Tour-du-Pin et Vienne).

Les changements ?

« Des interlocuteurs moins nombreux, plus d’efficacité pour les élus et les usagers et une rationalisation des moyens publics en évitant des déplacements inutiles de certains services vers les territoires et donc plus de temps passé aux services des territoires sur lesquels ils travaillent », répond la sous-préfète de Vienne.


Les usagers et les intercommunalités devront désormais s’adresser à leur sous-préfecture de rattachement. Par exemple Bièvre Isère ne sera plus obligée d'envoyer une partie de ses dossiers à Vienne et une autre à la Tour-du-Pin, elle enverra tout à la capitale de l'Isère rhodanienne. Les charges de travail s’équilibrent pour le personnel de la sous-préfecture de Vienne qui compte plus de communes mais moins d’habitants.

Donc pas de nouvelles affectations en vue, et ce grâce notamment à une dématérialisation des activités et à l’accomplissement des formalités sur rendez-vous. Des actions intégrées dans le « Plan préfecture nouvelle génération » débuté dès l’an dernier et qui se poursuit en 2017 avec la mise en place des plates-formes de  gestion complètement dématérialisées (permis de conduire et cartes grises gérées par des plates-formes à Grenoble). Autant de gain de temps et de personnel, des agents qui pourront ainsi être missionnés sur de l’accompagnement économique et la sécurité.  

S.So. et C.T.



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