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Les arbres peuvent aller se rhabiller

Loire le 24 mai 2015 - Xavier Alix - Agglomération stéphanoise - article lu 1078 fois

Les arbres peuvent aller se rhabiller
© Stocklib / Alvaro German Vilela - Choissez un des 35 000 arbres stéphanois (ou même de tout Saint-Etienne Métropole) comme ici en Espagne

Afin de marquer les 10 ans de son salon Tatou juste en novembre prochain, l'association Consommer Autrement lance « Auprès de nos arbres ». Appel à habiller 100 arbres de « tricots urbain » collectifs.

En langage mondialisé, on parle de yarn bombing, « bombardement de fils ». Lorsqu’en 2005 une Américaine de Houston, Magda Sayeg, décide d’habiller la poignée de porte de sa boutique de laine, elle ne soupçonne pas l’impact d'une idée devenue tendance planétaire...

Tendance qui s’approprie l’espace public à travers une œuvre collective habillant ponts, mobiliers extérieurs et arbres. « Ce qui nous a plu, c’est qu’il faut être plusieurs », souligne Laure Dieulouard de Consommer Autrement. Susciter du lien social via une pratique originale : quoi de plus cohérent pour l’association qui organise les 28 et 29 novembre prochains son 10e Tatou juste, salon des idées de vie alternatives ? Pour marquer l’anniversaire, elle lance donc « Auprès de nos arbres » appelant les habitants de Saint-Etienne Métropole à habiller collectivement 100 arbres publics ou privés.

Si un festival à Angers a déjà proposé du tricot urbain tout comme à Saint-Etienne le Festi 3 C à Cote-Chaude, cette fois-ci l’ampleur et la concentration sur les arbres serait sans équivalent en France. « En tant qu’urbains, nous sommes tous plus ou moins déconnectés de la nature, pense L. Dieulouard, prenons en compte ces arbres, des êtres vivants en survie en ville. » Début mai, 45 « structures » et 55 particuliers étaient déjà volontaires. Beau démarrage même s’il en faudra beaucoup plus pour mener à bien 100 projets collectifs.

L’association étudie les propositions, y compris d’entreprises, met en relation les volontaires, isolés ou pas, peut leur « affecter » un arbre, voire donner les moyens d’apprendre à tricoter et de se fournir gratuitement. Dans cette optique, elle a lancé un petit mensuel d’information éphémère, Fil et Feuilles. Les œuvres seront installées fin octobre (pour durer jusqu’en mars 2016, l’hiver étant plus favorable) et donneront lieu à une carte (20 000 exemplaires) ainsi qu’à une exposition.

Au-delà de faire parler de Tatou juste, « “Auprès de nos arbres“ peut avoir un écho national, estime L. Dieulouard, donc faire la promotion du territoire. Nous travaillons avec la mairie de Saint-Etienne qui a donné l’accord d’intervenir sur l’espace public et avons aussi demandé des financements auprès de collectivités. »   

Xavier Alix

Participer : www.tatoujuste.org ; laure@tatoujuste.org ; 06 95 06 57 05



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