Fermer la publicité

Les 30 ans de l'incubateur d'EM Lyon

Rhône le 03 novembre 2014 - La Rédaction - Actualités - article lu 1593 fois

Les 30 ans de l'incubateur d'EM Lyon
Le directeur Michel Coster (© P. Schuller)

Depuis trente ans, le Centre des Entrepreneurs d’EM Lyon (école de management et de commerce) a accompagné 1 350 porteurs de projets, aidé à enfanter 950 entreprises, dont le taux de survie, cinq ans après, est de l’ordre de 85 %.

Des entreprises enracinées dans le paysage local où elles ont généré plus de 11 000 emplois directs. Parmi elles, des pépites comme LDLC.com, Medicrea, Prismaflex, LVL Medical, Atalante, Indicia ou encore Geolid, Simplifia et Opal.
Régulièrement cité dans le tiercé de tête des incubateurs européens, tourné vers les PME et PMI, cet incubateur a été porté sur les fonts baptismaux par une équipe pluridisciplinaire, fédérée par Philippe Albert et constituée de Vincent Ramuz, Gilles Copain, Roger Fournier et Michel Coster qui en assure aujourd’hui la direction. « Dès le départ, précise celui-ci, nous avons ouvert le dispositif à des étudiants mais aussi des chercheurs et des acteurs du monde de l’entreprise qui souhaitaient se reconvertir ».

« Un centre d'entraînement pour entrepreneurs »

Jadis sportif de haut niveau (1 500 m, cross, semi-marathon), il a découvert des méthodes d’entraînement qu’il applique aujourd’hui à la création d’entreprise. « Comme les athlètes, les entrepreneurs ont besoin de coachs qui les aident à se préparer pour les grands événements de leur parcours de dirigeants. Ils ont aussi besoin de vivre au sein de groupes où l’échange et le dialogue participent de leur formation. L’incubateur d’EM Lyon n’est rien d’autre qu’un centre d’entraînement pour entrepreneurs ».
L’esprit collectif, la pluridisciplinarité et la diversité, qui structurent l’ADN de l’incubateur, rejaillissent sur les projets de plus en plus portés par des équipes, à l’image de Simplifia, une société créée en avril 2011 par Maxime Nory et Baptiste Dhaussy, qui emploie aujourd’hui 25 personnes. « La possibilité d’échanger, de partager nos expériences avec les autres porteurs de projet,  est un puissant moteur de motivation », insiste Maxime Nory.
En trois décennies, le paysage a changé. « Le rythme des business s’accélère, l’information terrain fait évoluer les projets, explique Michel Coster. Les dossiers aussi évoluent vers le numérique et les innovations d’usage ». Au cours de ces trente ans, le directeur du Centre des Entrepreneurs a appris l’humilité face aux échecs. Mais il a acquis quelques certitudes.  Tous ceux qui ont réussi ont été des « mono-obsessionnels de la solution produit qui fait la différence avec les concurrents » et ont, dès le départ, intégré l’innovation dans le plan de charge de l’entreprise.
Il a aussi son idée sur les raisons des échecs : manque de compétences, équipes qui volent en éclat, un produit qui ne rencontre pas son marché et des problèmes de trésorerie ou de financement. « Le temps de l’entrepreneur solitaire est terminé, conclut Michel Coster qui anticipe une montée en puissance de la formation à distance et d’une ouverture internationale pour donner plus d’ampleur aux projets. Créer son entreprise demande trop de boulot et de compétences pour partir seul à l’aventure ».

A.M.



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide