Fermer la publicité

Électronique - Scaelec, le sous-traitant français qui dure

Loire le 20 novembre 2014 - Daniel Brignon - Actualités - article lu 962 fois

Électronique - Scaelec, le sous-traitant français qui dure
Une production automatisée même si demeurent des opérations manuelles d'enrichissement (D.R.)

La petite PME créée en 1984 par M.

Martinez pour sa fille a commencé dans un appartement à Saint-Etienne, puis un atelier plus spacieux dans la ville, pour s’établir en 1988 sur 500 m2 au Crêt de Mars à La Ricamarie au moment où Thierry Moreno et son épouse Joëlle, seconde fille de M. Martinez, rejoignaient l’entreprise familiale pour en prendre bientôt les rênes.
Gourmande en main d’œuvre dans la réalisation des circuits, à l’origine au fer à souder, l’entreprise s’est rapidement automatisée intégrant la technologie CMS, système de placement automatisé des composants électroniques, en 1990. Ce n’était pas assez pour la société qui voit en 1992 son plus gros client délocaliser sa production de cartes au Maroc. Le choc pour cette société qui employait alors 70 personnes l’a poussée à se réorienter vers la petite et moyenne série et se diriger vers le secteur plus exigent des équipements industriels : énergie, matériel médical. Scaelec sert de grands comptes tels que Emerson, Schneider Electric, Thalès, jouant de sa réactivité et surtout d’un argument que la société a su imposer : la fiabilité de ses productions. Scaelec a investi dans les techniques de pointe autant dans la fabrication mais aussi et surtout dans les dispositifs de contrôle et de test. Elle intègre l’AOI (automated optical inspection) en 2000, permettant l’inspection optique automatisée du placement des composants et des soudures. Une nouvelle machine AOI 3D, la première livrée en Europe, sera acquise en 2012. Thierry Moreno à la tête de SAS a mis en place un dispositif de test adapté à chaque modèle de circuit, à l’aide duquel 98 % des produits unitaires sont testés.
Scaelec a multiplié les service annexes : délégation de l’approvisionnement en composants, réalisation de montage complet d’ensembles électroniques, prestation d’expertise auprès des bureaux d’études pour optimiser l’industrialisation des circuits…
Scaelec poursuit son développement selon « une croissance continue. La crise on ne l’a pas vue », laisse entendre Thierry Moreno qui relativise la menace de délocalisation pour le « prestataire fiabilité », qu’il affiche vouloir demeurer. Scaelec qui emploie entre 40 collaborateurs a réalisé en 2013 un chiffre d’affaires de 6,3 M€.

Daniel Brignon



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide