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Le tourisme à l'épreuve des normes

Isère le 23 octobre 2015 - Caroline Thermoz-Liaudy - Société - article lu 97 fois

Le tourisme à l'épreuve des normes
Caroline Thermoz-Liaudy - Les contrôles doivent garantir la qualité des étalissements touristiques, et donc la bonne économie touristique

Placé 18e département français en matière de tourisme, l'Isère se doit de maintenir un niveau d'accueil satisfaisant. C'est pourquoi les services de l'Etat mettent en place tout au long de l'année des contrôles dans de nombreux domaines.

D’après une enquête TNS-Sofres de 2014, l’Isère se positionne au 18e rang des départements touristiques. L’activité touristique d’été représente près de la moitié de l’activité annuelle (47 %), avec environ 3 millions de nuitées en hébergements marchands. Les contrôles des différents établissements est donc capital, d’une part pour la satisfaction des vacanciers, et d’autre part pour le maintien de la bonne réputation de la région, et donc de l’économie locale.

C’est pourquoi, tout au long de l’année (avec une intensification en été), les services de l’Etat se mobilisent dans le cadre d’opérations interministérielles vacances (OIV). Ils interviennent pour des missions liées à la protection économique des consommateurs, la sécurité sanitaire, la sécurité physique des vacanciers et la protection animale. Pas moins de sept services sont mobilisés : DDPP (Direction départementale de la protection des populations), DDCS (Direction départementale de la cohésion sociale), gendarmerie et police, douane, ARS (Agence régionale de santé), Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi), ainsi que les services communaux d’hygiène et de santé. Chacun intervient dans le cadre de ses missions et compétences, en effectuant des contrôles coordonnés ou conjoints.

« Plus on cherche, plus on trouve »

Outre, l’hygiène, les contrôles sanitaires en cuisines, le matériel… sont dans le collimateur des inspecteurs : le respect des règles d’information du consommateur sur les prix, le respect des règles de concurrence, ou encore le comportement loyal des professionnels. A l’issue des contrôles réalisés cette année en Isère, la DDPP a constaté un taux infractionnel de 30 % (5 à 10 % de manquements importants). Un taux plus élevé qu’en 2014 : « plus on cherche, plus on trouve », explique le préfet de l’Isère, Jean-Paul Bonnetain. Le nombre de suites répressives et administratives augmente également : 17 PV et 41 mises en demeure.

Le 20 octobre dernier, c’est dans un centre de vacances d’Autrans, dans le Vercors, que les services de l’Etat menaient leurs contrôles. Etalé sur 7 ha, il peut accueillir jusqu’à 300 enfants en pleine saison (ils étaient 65 le jour de l’inspection), et emploie 25 ETP à l’année ainsi que des saisonniers. Outre l’installation, les chambres, les sanitaires… la DDCS contrôlait aussi le projet pédagogique du séjour. Sur l’activité proposée de mini-moto, tout est passé au peigne fin : la formation des animateurs, les équipements de sécurité (casques intégraux, dorsales…), la provenance et les normes des motos…

Puis en cuisine. « Nous commençons par un entretien de retour sur notre dernière visite, pour vérifier que les aménagements ont bien été réalisés », explique le contrôleur de la DDPP. « Puis on inspecte, et on conseille. Ici, on va par exemple demander de changer ou remettre en état les tables en bois. Il faut que la surface soit facilement nettoyable, donc nous préconisons de les couvrir d’une vitre, ou de les re-poncer, et de les vernir. » Une fois en cuisine, l’agent vérifie entre autres que les échantillons des repas des cinq derniers jours aient été conservés. « Il faut conserver chaque élément, de chaque repas. Ainsi, en cas d’intoxication alimentaire, l’ARS pourra tenter de déterminer quel est le repas à l’origine de l’infection. »

Caroline Thermoz-Liaudy
 

Les chiffres estivaux OIV en Isère

Cet été en Isère, 1 702 contrôles ont été réalisés par les différents services. Dans le détail, ces contrôles ont concernés 142 centres de vacances, 190 établissements d’activités physiques et sportives, 370 lieux de baignades dont 311 piscines, 45 campings, 56 hôtels, 397 commerçants non sédentaires, 65 véhicules de transports de denrées non-alimentaires, 176 restaurants, 33 centres équestres, 1 haras, et 12 animaleries et pensions de carnivores domestiques.
 



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