Fermer la publicité

Roanne: Le théâtre de la discorde

Loire le 11 juin 2015 - Louis Pralus - Actualités - article lu 220 fois

Roanne: Le théâtre de la discorde

La Région Rhône-Alpes a retiré au théâtre de Roanne son label « scène régionale » et la subvention qui va avec.

La municipalité a appris par hasard que la Région ne renouvelait pas au théâtre le  label  « scène régionale » et la subvention de 60 000 € qui l'accompagne. Difficile de pas faire un lien avec le remplacement de l'ancien directeur dont le contrat d'embauche par Laure Déroche comportait, semble-til, un vice de forme, dénoncé par le sous-préfet. Yves Nicolin avait alors mis fin à ses fonctions, ce qui avait levé une campagne de protestation de la gauche et les interventions d'un collectif de soutien (principalement lyonnais) jusqu'au conseil municipal.  Yves Nicolin a commenté cette décision au conseil du 4 juin. « La Région nous avait menacés si on remettait en cause la programmation. Or on l'a maintenue et en remerciement on nous supprime la subvention ! C'est une injustice et une incorrection totale. On l'apprend par un coup de fil en demandant si on pouvait mettre le logo de la Région sur la programmation. Si on n'est pas dans leur ligne politique on nous sucre ! » Marie-Hélène Riamon indique que les subventions ne sont pas données selon la couleur politique. La preuve des municipalités de gauche ont perdu  la scène régionale ». A quoi rétorque Yves Nicolin : « Mais elles avaient une raison de perdre la scène régionale tandis que nous, nous n'en n'avons aucune ! »

L'opposition de gauche  « Osez Roanne » a boudé le conseil du 4 juin. Elle a voulu ainsi « protester contre l'attitude intolérante et indigne de Y. Nicolin et d'une partie de sa majorité. » Dans le précédent conseil du 7 mai le maire de Roanne avait dénoncé la présence de Laure Déroche « tel un vautour » à son procès  sur l'affaire Sphère publique et lui avait coupé le micro ne lui permettant pas de répondre.
Mais le corps principal du conseil fut l'examen du compte de gestion 2014. Daniel Perez, chargé des finances a indiqué que la fiscalité directe avait rapporté 18 M€ avec augmentation de 426 000 € du foncier non bâti tandis que  l'impôt indirect -plus de 2 M€ , accusait une baisse de 179 000 € du fait qu'il y eut moins de droits de mutation, moins de recettes de stationnement, moins de taxe d'électricité. Il y eut en même temps sur le compte des recettes 440 000 € de moins de la part de l'Etat.

Louis Pralus



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide