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Le site roannais de Nexter devra faire sans la commande danoise

Loire le 07 mai 2015 - Aline Vincent - Industrie - article lu 1209 fois

Le site roannais de Nexter devra faire sans la commande danoise

Rencontré en février (lire notre édition du 12 février), le responsable du centre de production roannais Nexter était optimiste quant à la charge de travail. La commande attendue puis infirmée du Danemark (VBCI) va-t-elle impacter le site à court terme ?

Pour l'organisation syndicale de Nexter, CGT et CFDT, la commande des VBCI (véhicule blindé de combat d'infanterie) espérée mais finalement rejetée par le Danemark préférant se tourner vers les Américains, pourrait avoir une incidence à court et moyen terme sur la charge de travail de Roanne. André Marcon, rencontré début février par notre hebdomadaire, se montrait alors optimiste en raison de la signature par le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian du programme Scorpion.

Sauf qu'en effet, la production des deux nouveaux véhicules (1 668 VBMR - véhicules blindés multi-rôles ou « Griffon » et 248 EBRC (engins blindés de reconnaissance ou « Jaguar ») ne pourra réellement débuter qu'en 2017 pour des premières livraisons en 2018. Si syndicats et direction annoncent que les bureaux d'études sont déjà occupés à travailler sur ces deux engins, et notamment la structure mécano-soudée, c'est le volet production pure pour l'année 2016, voire 2017, qui inquiète les premiers.

Des solutions de rechange

Interrogé également en février sur l'éventualité de la non concrétisation de contrats en attente de signature, André Marcon avait assuré que « cette activité ( VBCI, Ndlr) n'est pas totalement terminée puisqu'une mission démarre sur des évolutions spécifiques portant sur certaines fonctionnalités. On cherche notamment à accroître sa capacité d'emport de charges importantes ». Il admettait en revanche espérer « répondre à d'autres contrats export non encore en vigueur à ce jour ». Le VBCI en 8X8 en faisait partie. Mais le dirigeant du centre de production roannais soulignait qu' « en cas de sous-charge (…), nous ne serions pas sans solution. Nous pourrions faire appel à l'adaptabilité du personnel entre ses différentes missions, ajoutant « l'important et constant effort de formation de Nexter, qui va bien au delà des obligations légales, nous offre cet atout. Chez Nexter, la gestion prévisionnelle des compétences est un axe fort, un véritable outil de pilotage et d'échange avec nos partenaires sociaux ».

Les syndicats de leur côté soulignent qu'il faudra remplacer d'ici 2 à 3 ans 90 départs à la retraite en production, sans perdre entre temps leurs savoir-faire.
 

Aline Vincent



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