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Le Roannais réclame des apprentis

Loire le 31 juillet 2014 - Béatrice Perrod-Bonnamour - Actualités - article lu 1116 fois

Le Roannais réclame des apprentis
Noe?mie, une jeune apprentie heureuse (D.R.)

« Depuis une vingtaine d’année, l’apprentissage est en évolution constante.

En Roannais, plus de 100 % d’augmentation en 20 ans et 30 % en 10 ans. 442 contrats d’apprentissage ont été établis en 2013, mais cela représente 6,75 % de moins qu’en 2012… Baisse liée à la  conjoncture économique comme partout ailleurs. Mais le nombre d’offres d’apprentissage reste stable, explique Bernadette Dupuis, responsable jeunes & entreprises à la CMA de la Loire. L’artisanat est porteur d’emplois, l’offre en termes d’apprentissage s’étoffe mais, paradoxe, tous les chefs d’entreprises ne trouvent pas d’apprenti : sur 158 offres proposées en juin, 117 sont encore disponibles à ce jour. Les chefs d’entreprises et jeunes ont cependant jusqu’à fin octobre pour signer les  contrats ».  
Il y a des secteurs où l’apprentissage marche bien : l’alimentaire, la restauration, la coiffure.  L’alternance présente de réels avantages pour exercer un métier où l’on peut évoluer. D’ailleurs le gouvernement voudrait porter le nombre d’apprentis en 2017 à 500 000. Sur le Roannais, il est des jeunes et des artisans heureux de pratiquer l’apprentissage.
Par exemple, Noémie, 16 ans, entrée comme apprentie au salon de coiffure Evelyne Armillon : « j’ai toujours rêvé d’être coiffeuse car pour moi c’est travailler dans l’humain, mettre en valeur la personne. En sortant de 3e, j’ai fait du porte à porte avec ma mère, présentant mon CV dans les nombreux salons de Roanne (plus de 85). Je n’arrivais cependant pas à trouver de stage. J’ai même pensé alors à m’inscrire en bac pro vente. Puis j’ai appelé Mme Armillon et l’affaire a été conclue. Inscrite au CFA de Mably, je travaille trois semaines au salon et suis une semaine de cours par mois dans l’établissement professionnel. Je passerai mon CAP en 2015. Au salon, je suis considérée et proche de la clientèle. J’ai appris à tout faire : shampoing, couleur, mèches, brush, coupe,  massage du cuir chevelu... Mme Armillon est mon maître de stage ». Evelyne Armillon rebondit : « l’apprentissage est la meilleure école de formation. Pour bien assurer la relève, il faut que l’apprenti soit formé à notre main. L’apprentissage se fait sur le terrain. Je suis moi-même passée par l’apprentissage et en suis une inconditionnelle. On forme le jeune à notre image, une façon certaine de lui apprendre à bien travailler. Dans une entreprise, un apprenti a une place reconnue et importante ».
Pour Philippe Fontimpe, chef d’entreprise dans le bâtiment, sa difficulté est de trouver des apprentis. « Je demande au jeune d’être polyvalent ; plâtrier, peintre, façadier… J’en reçois en stage afin qu’ils découvrent le métier avant de s’engager dans la formation. Certains n’ont pas toujours conscience que le métier nécessite un “look“ correct, une bonne éducation vis-à-vis du client. Dans l’artisanat on doit être irréprochable. C’est essentiel dans un métier où l’on travaille sur le lieu de vie des clients. D’autre part, je recherche des jeunes de 15 ans car j’ai vraiment besoin qu’ils apprennent le métier à la base. Je reste néanmoins optimiste et considère que l’apprentissage est un bon moyen de former nos futurs collaborateurs ».

Béatrice Perrod-Bonnamour



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