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Le PLH métropolitain débattu à Grenoble

Isère le 10 mars 2017 - Elisabeth Laverdant - Région grenobloise

Le PLH métropolitain débattu à Grenoble
Elisabeth Laverdant - Le PLH a animé les débats du conseil municipal du 6 mars dernier

Le programme local de l'habitat métropolitain était, entre autres, à l'ordre du jour du conseil municipal grenoblois du 6 mars. A l'échelle de la Métro, il prévoit de produire 2 900 logements par an. Sur Grenoble, l'objectif est de 950. Les réactions ne se sont pas faites attendre.

Il doit être adopté à l’automne 2017. Mais pour le moment, le PLH recueille les avis des 49 communes concernées de la Métro. Christine Garnier, conseillère municipale de Grenoble et vice-présidente à la Métro déléguée à l’habitat, au logement et à la politique foncière a présenté le document. Il s’agissait d’abord de faire un constat.

Sur le territoire de la Métro, 2 000 personnes sont sans solutions d’hébergement. « 15 000 demandes de logement social sont en attente », a précisé Christine Garnier. Le PLH métropolitain prévoit la production de 2 900 logements par an sur le territoire. Ce qui comprend 2 650 logements neufs et le réinvestissement dans l’existant de 250 logements par an. 1 300 logements sociaux par an sont prévus.

Vincent Fristot, adjoint à l’urbanisme a présenté les objectifs pour Grenoble. L’élu a rappelé l’obligation de 25 % logements sociaux imposée par la loi SRU. Il manque en effet 3 000 logements sociaux à Grenoble. Le PLH prévoit donc la production de 950 logements en moyenne par an entre 2017 et 2022. On comptera dans ces 950 logements, 120 sortant de la vacance et 830 neufs. Prévue également : la réhabilitation de 400 logements sociaux par an.

Mais du côté des Républicain, UDI, Société Civile, on n’est sans surprises guère enthousiaste. « Vous imposez du logement très social à hauteur de 30 % et vous baissez considérablement les aides à la construction. Comment allez-vous financer vos 50 % de logements sociaux que vous imposez dans tous vos programmes d’aménagement ? » s’est interrogée Nathalie Béranger.

« Chacun doit prendre sa part » a commenté Marie-José Salat, pour le groupe RGP, précisant que celui-ci partageait les objectifs énoncés. Mais il y a des inquiétudes : « nous avons le sentiment qu’à la Ville de Grenoble vous avancez avec beaucoup de frilosité ». Si pour l’opposition, des efforts ont été faits pour atteindre les objectifs légaux, on craint que la Ville ne tienne pas le rythme. « Vous rappelez l’obligation légale, mais vous semblez la subir ». Mireille d’Ornano a quant à elle déclaré : « cette politique de solidarité a ses limites. Bientôt le logement social représentera la moitié du marché locatif ». 

C’est donc logiquement que le FN, et le groupe LR-UDI-SC ont voté contre. Les groupes EAG, RCGE et RGP ont voté pour.

Elisabeth Laverdant



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