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Le Pilat espère des nuits blanches

Loire le 22 décembre 2014 - Xavier ALIX - Société - article lu 412 fois

Le Pilat espère des nuits blanches
Jean-Jacques Gibaud - La cani rando, activité garantie

Neige ou pas, comme chaque année, la saison hivernale de l'Espace nordique des Monts du Pilat a démarré. Une offre touristique qui essaie de suivre les tendances.

C’est un choix d’attractivité. En comptant les activités estivales, moins nombreuses et onéreuses, ce sont plus de 200 000 € de coût annuel que la communauté de communes des Monts du Pilat consacre chaque année dans son offre touristique. 

Profiter de la nature, des sports d’hiver en particulier, ne date pas d’hier. Mais au fil des décennies, l’offre est devenue plus cohérente en regroupant les domaines du Grand Bois (Le Bessat), de Saint-Régis-du-Coin et de Burdignes au sein de la structure « Espace nordique des Monts du Pilat ». Derrière l’appellation d’une association nationale de 230 sites, 105 km de pistes. Au fil des ans, l’offre essaie de s’adapter aux tendances, la pratique du ski de fond classique étant en perte de vitesse (recette quasi trois fois moindre par rapport aux années 90) et la fréquentation scolaire rendue rarissime par l’inflation décourageante des exigences en encadrement.

Le développement des balades en raquettes compense cependant un peu. Quant à la proposition désormais rodée (3e année consécutive) de « cani randos » et tir à la carabine laser, elle a l’avantage de ne pas dépendre de la neige. Un atout pour tenir. Comme le sont aussi le damage plus large de certaines pistes permettant un ski de fond en « skating », davantage en vogue, la programmation densifiée hors vacances scolaires et enfin des tarifs doux n’évoluant qu’à la marge. Car il s’agit d’« inciter la venue de tous publics, des familles notamment. On assume la gratuité des - 16 ans accompagnés. Il faudra quelques années avant d’évaluer ce choix », note André Vermeersh, vice président chargé du tourisme à la communauté de communes. Cette dernière a besoin d’un peu plus de 40 « bons » jours d’ouverture cumulés pour atteindre l’équilibre financier.

La saison très moyenne, 2013/14 avait vu 20 000 passages et 66 jours d’ouverture, la plupart peu enneigés. Avec des hivers variant de 4 à 104 jours d’ouverture, ici, le risque d’absence de neige est de toute façon « un paramètre habituel, rappelle Philippe Gonthier, l’un des deux permanents de l’Espace nordique. On a appris à optimiser la durée de la moindre chute, sa répartition, quitte à supprimer les pistes les plus basses». Côté communication enfin, outre un nouveau site Internet enrichi d’une webcam, des encarts dans la presse lyonnaise ont entre autres été achetés.  

 

Xavier Alix

 



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