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Le Parti radical présente une liste indépendante à Saint-Etienne

Loire le 11 février 2015 - Mathieu OZANAM - Politique - article lu 778 fois

Le Parti radical présente une liste indépendante à Saint-Etienne
Mathieu Ozanam - « Les gens n'en peuvent plus de certaines pratiques politiques »

Le Parti radical soutient dans le canton de Saint-Etienne 6 une liste indépendante de celle de la majorité départementale de droite et du centre aux élections départementales.

« Seuls représentants d’un centre fort et d’une vraie droite républicaine. » Le slogan barre de toute sa largeur le tract de la liste « Sens de la République ». Désignée par la commission nationale d’investiture de l’UDI pour défendre ses couleurs dans le canton n° 19, celui de Saint-Etienne 6 au sud-est de la ville, elle est soutenue par le Parti radical. Son président national Laurent Hénart et l’ancien sénateur-maire, et président départemental du Parti radical, Michel Thiollière étaient présents mardi soir pour le lancement officiel de la campagne.

Les quatre candidats sur ce canton (Katia Richaud et Mikaël Petit les titulaires, Agnès Chanal et Pierre Guillot les suppléants) expliquent qu’après les événements tragiques de Charlie Hebdo ils veulent défendre les valeurs de laïcité porté par leur parti centenaire et les valeurs républicaines. « On a eu le sentiment que tout le monde se mettait à parler comme des Radicaux, mais peut-être avaient-ils un peu moins de légitimité à le faire que nous », suggère Mikaël Petit. Laurent Hénart estime pour sa part qu’ « il vaut mieux être un petit parti mais être au clair avec ses convictions ». Dans sa ligne de mire il a la liste Union pour la Loire qui réunit un binôme constitué par deux adjoints à la Ville de Saint-Etienne : l’UMP Pascale Lacour et le MoDem Samy Kefi-Jérôme.
Michel Thiollière fustige lui ceux qui font « comme s’il ne s’était rien passé » début janvier avec les attentats qui « recommencent la petite politique pépère. Nous voulons dire des choses fortes. Je suis très étonné que quand l’on parle de défendre la liberté d’expression on s’efforce de la réduire. C’est vrai aussi en politique. » Et de préciser plus tard sa pensée : « nous avons tendu la main, mais elle n’a pas été saisie. Nous avons eu le sentiment de ne pas avoir été écoutés, ce n’est pas pour autant que nous avons envie de nous taire. »

Mathieu Ozanam



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