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Exposition : Le nu dans son authenticité

Loire le 06 février 2015 - Daniel BRIGNON - Expositions - article lu 510 fois

Exposition : Le nu dans son authenticité
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Ils sont quelque 80 artistes, débutants confirmés, venus de toute la France qui ont participé au grand-rendez « Corps et Arts » lors du Marathon du nu en octobre dernier. Ils exposent une ou deux œuvres fortes. Résultat harmonieux.

« L’événement est attendu. Le week-end d’octobre qui permet de faire du modèle vivant se déroule dans une ambiance amicale, recueillie », explique Jean-Pierre Pyat, ancien professeur d’arts plastiques au Lycée Jean-Puy, aujourd’hui  dans le Midi. Il reste fidèle au rendez-vous donné par Miguel Alcala, le chef d’orchestre de la manifestation. J.-P. Pyat donnera à voir, fidèle à l’huile des œuvres réalistes. « L’exercice n’est pas facile : dessiner des corps, de femmes nues notamment, d’après modèles vivants en deux jours. Il y a trois îlots avec trois modèles à “croquer“. Quand les artistes faisaient du nu à la Grande Chaumière, il n’y avait qu’un modèle. L’exercice devient alors difficile, on essaie de dessiner d’un seul coup de pinceau ou de crayon, comme le peintre japonais Hokusai », raconte Daniel Faisant, architecte.

Depuis l'antiquité

« Le dessin d’après modèle vivant nu est un exercice fondamental depuis l’antiquité. Il va beaucoup plus loin que les planches anatomiques grâce à l’étude des "raccourcis" et fait progresser la mémoire des formes. L’histoire de l’art nous apprend que, depuis l’ère des cavernes, le nu est, soit sacré soit poétique ; que les modèles ne sont pas nécessairement jeunes et beaux. Je me suis inspiré il y a douze ans des grands ateliers d’art parisiens pour fonder le "Marathon d’après modèles vivants". Une dizaine de modèles hommes et femmes répartis sur trois sellettes et 80 personnes de tous âges et de tous niveaux artistiques  dessinent, peignent et modèlent. Ensuite, chacun peut choisir une œuvre afin de participer à notre exposition collective, pérennisée par un catalogue en couleurs. Maurice Gay, président du CSADN Arts, nous a invités. Puis la Ville de Mably est devenue notre mécène. Nous travaillons en partenariat avec elle sous le nom de "Corps et Arts" », précise Miguel Alcala. Il se réjouit de la montée de la qualité des œuvres.

Béatrice Perrod-Bonnamour
 

Espace de la Tour à Mably, jusqu’au 22 février. Vernissage, samedi 7 février à 11 h.



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