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Le Nelson navigue depuis 100 ans

Loire le 11 décembre 2014 - Daniel Brignon - Commerces - article lu 686 fois

Le Nelson navigue depuis 100 ans
Michaël Fils entretient un patrimoine élaboré pendant un siècle (D.R.)

Michaël Fils, gérant de la pâtisserie Le Nelson a pris conscience de l'ancienneté de son commerce quand une cliente lui a apporté une photo de celui-ci datant de 1914, date putative de sa création si ce n'est quelques années plus tôt, peut-être en 1911, pense-t-il.

Une opportunité pour le pâtissier de célébrer un centenaire de l’une des plus anciennes enseignes du cœur de ville, sur la rue Gambetta. Un patrimoine sur lequel il veut porter le regard en rendant hommage à tous ceux qui ont construit son histoire.
Ouverte par M. Varinier autour de 1914, la pâtisserie a acquis son nom, devenu une marque, à la reprise du commerce par M. Nelson en 1932. L’activité de pâtisserie se poursuit avec M. Berry en 1962 puis M. Duchand en 1965, qui hisse le commerce à un haut niveau d’exigence et d’excellence que saura perpétuer M. Perrin, repreneur en 1995. Ce dernier cèdera l’affaire à Michaël Fils et son épouse Cécile en 2010. Michaël Fils n’est pas étranger à ce lieu où il a fait ses armes et été employé à plusieurs reprises. Il y poursuit la tradition d’authenticité des produits et de la fabrication maison de la gamme étendue de pâtisseries, produits traiteur, et chocolaterie fine qui représente 30 % de l’activité. En conservant les standards de la marque, Michaël Fils en a étendu la gamme de chocolats, de nouveautés au goût du jour. Le Nelson satisfait une clientèle de proximité en particulier dans son salon de thé à l’étage, mais la boutique et la marque sont repérés bien au-delà de la ville, dans la Loire, voire la Haute-Loire.
Michaël Fils et son épouse emploient 20 personnes à la production et l’accueil, et s’il confie ne pas connaître la crise, il élargit aujourd’hui son activité à des prestations de traiteur, petits-déjeuners d’affaires, et démarche volontiers maintenant les professionnels, les entreprises, pour des cadeaux de fin d’année. « C’est un ensemble permettant de perdurer et conserver l’emploi », admet, confiant, Michaël Fils le chef d’orchestre de cette entreprise de main d’œuvre qui réalise un chiffre d’affaires de 800 000 €. Qui a dit que le centre-ville était en péril ?

Daniel Brignon



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