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Lyrique : Le médecin malgré lui, une farce en musique

Loire le 15 octobre 2015 - Daniel Brignon - Spectacle, Théâtre - article lu 228 fois

Lyrique : Le médecin malgré lui, une farce en musique
Daniel Brignon - Laurent Touche et Alain Terrat, complices dans l'esprit de la farce

L'Opéra de Saint-Étienne ouvre sa saison lyrique avec un ouvrage délaissé du répertoire français, « Le médecin malgré lui » de Charles Gounod sur un livret adapté de la pièce de Molière juste deux siècles plus tard. Un opéra comique réputé accessible tourné vers le tout public, familial, voire le jeune public.

Pour être plutôt de tonalité légère Le médecin malgré lui n’est pas pour autant « un petit Gounod », annonce Laurent Touche à la direction de l’ouvrage, dans cette nouvelle production 100 % stéphanoise. L’œuvre n’est pas de jeunesse pour Gounod qui écrit cette partition une an avant Faust, en 1858. Voici, poursuit Laurent Touche, « une partition incroyable, inouïe à tous les sens du terme où on reconnaitrait volontiers Lecocq, Offenbach, Rossini parfois, mais pas Gounod. Dans une tonalité très ancien régime, qui joue du pastiche, Gounod écrit une farce où l’on reconnaît tous les poncifs du genre, c’est une fantaisie, une pépite, mais dans le format d’un vrai grand opéra, avec un orchestre symphonique, un chœur, huit solistes… »

Alain Terrat de retour à Saint-Étienne s’est vu confier la mise en scène de l’ouvrage conçu comme « une ronde permanente », en costumes, sans tomber dans la caricature totale. « Ce n’est pas une fresque sociale, dit-il, ni une satire même si sur le thème de se moquer de notre monde contemporain on a de quoi faire. C’est un moment d’évasion, de bonheur, où l’on rit. »

Daniel Brignon



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