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Le long chemin de la faculté de médecine

Loire le 08 décembre 2015 - Daniel Brignon - Sciences, Santé, Environnement - article lu 451 fois

Le long chemin de la faculté de médecine
Daniel Brignon - Le doyen Zeni veut renforcer la coordination de la recherche

Au lendemain de son installation au Campus Santé Innovation, la faculté de médecine a fêté ses 45 ans. Une occasion de rappeler le chemin qui a jalonné sa création et son épanouissement.

Répondant à la demande pressante d’une université à Saint-Étienne par son maire Michel Durafour, le Premier ministre Georges Pompidou en visite dans la ville en 1966, avait déclaré que Saint-Étienne n’avait pas vocation à concurrencer Lyon. En dépit de cette orientation, dès les années qui ont suivi se sont mis en place à Saint-Étienne des collèges universitaires dans le giron de l’université lyonnaise. La médecine n’échappe pas à la règle. En octobre 1968 s’ouvre une première année de médecine rattachée à la faculté de médecine de Lyon Grange-Blanche. 130 étudiants sont inscrits et accèdent à une deuxième année ouverte en 1969 dans les locaux d’une école maternelle. Cette même année les Hospices civils de Saint-Étienne sont érigés en CHR, Centre hospitalier régional, et naît l’université de Saint-Étienne, le 27 mars 1969, reprenant les activités universitaires dépendantes de Lyon. La médecine y sera associée en janvier 1970 en devenant unité d’enseignement et de recherche indépendante, une faculté de médecine en propre.

1972, par la convention passée entre la faculté de médecine et le CHR, ce dernier devient CHU, centre hospitalier universitaire. La faculté de médecine est dès lors installée mais reste dans la précarité en termes de locaux. Il faudra attendre 1988 pour qu’elle s’installe dans des locaux adéquats sur le site de Bellevue, prenant le nom de Jacques Lisfranc, anatomiste né à Saint-Paul-en-Jarez en 1790, devenu chirurgien en chef de la Pitié à Paris.

Le palier majeur franchi sera sa nouvelle installation 26 ans plus tard en 2014 au sein du Campus santé innovation, « un endroit unique favorable à la formation et à la recherche, avec tous les laboratoires sur site, dans la proximité du centre ingénierie santé, du CHU, du centre Hygée », commente le doyen Fabrice Zeni.

Les projets du doyen à la tête d’une faculté qu’il estime stabilisée en termes d’effectifs : « De bien structurer tout cet ensemble, mais plus particulièrement faire avancer le Gérontopôle et je souhaite par ailleurs développer et donner une nouvelle dynamique à l‘Ifresis, structure fédérative de recherche en sciences et ingénierie de la santé ».

Daniel Brignon

En chiffres : 3 000 étudiants, répartis entre 1 250 étudiants en 1re année, 750 de la 2e à la 6e année, 550 internes, 400 diplômes universitaires. 8 laboratoires de recherche.



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