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Le Käisse Traiteur Hallal face à la justice consulaire et pénale

Loire le 21 mai 2015 - Denis Meynard - Vie juridique - article lu 1636 fois

Le Käisse Traiteur Hallal face à la justice consulaire et pénale
G.R. - Le parquet stéphanois a ouvert une enquête suite à une série de plaintes contre un organisateur de mariage

L'examen des suites à donner au dépôt de bilan de l'entreprise Käisse Traiteur en nom propre a été reporté au 27 mai.

Le parquet de Saint-Etienne a ouvert la semaine dernière une enquête après une série de plaintes et de mains courantes déposées en Rhône-Alpes contre un organisateur de fêtes de mariage soupçonné d’indélicatesse envers plusieurs dizaines de ses clients. Le quadragénaire qui dirigeait l’entreprise en nom propre « Le Käisse Traiteur Hallal », basée à son domicile de Génilac, avait déclaré  son activité en cessation de paiement au Tribunal de commerce de Saint-Etienne, mardi 12 mars. Mais la suspension des audiences des juges consulaires n’a pas permis de prononcer, mercredi 20 mai, la liquidation judiciaire demandée.

Plusieurs dizaines de familles se sont présentées dans des commissariats, principalement de la Loire et du Rhône, après l’annonce qui leur a été faite voici deux semaines, que la prestation payée ne pourrait pas être assurée. Ces annonces faites par texto concernent des fêtes de mariages dont le coût approche en moyenne 10 000 €, souvent organisées au profit de familles de la communauté musulmane. Tout comme le reconnaît Me Frédéric Lalliard, avocat d’une quarantaine de victimes, certains clients ont fait preuve de « légèreté » vis-à-vis de ce commerçant, qui fixait souvent ses rendez-vous de remise d’argent dans des fast food, sans rédiger de contrat.

Certains prestataires, serveurs, photographe, DJ, loueurs de salles ou de voitures, affirment eux-aussi être débiteurs du quadragénaire qui exerçait l’activité depuis 2009, avec un passif déclaré qui s’élève officiellement à 150 000 €. La Rectorat de Lyon déclare qu’un « arrêté de suspension à titre conservatoire » a été pris mardi à l’égard de cet enseignant qui faisait fonction de principal adjoint d’un collège de Firminy, « à la suite de rassemblements de clients mécontents devant l’établissement scolaire ».

L’avocate du mis en cause, qui n’avait pas encore été entendu par la police mercredi 20 mai, déclare « comprendre le désarroi des créanciers vis-à-vis de mon client qui est confronté à des difficultés commerciales, ce qui n’en fait pas un escroc ». Elle ajoute : « cela ne leur donne pas le droit de s’introduire à son domicile, comme cela a été le cas à plusieurs reprises. Précisant que « deux plaintes a été déposées pour les pillages, saccages et cambriolages qui y ont été commis ».

Denis Meynard

 



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