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Le fret sur le canal de Roanne devient crédible

Loire le 06 mars 2015 - Louis Pralus - Services - article lu 380 fois

Le fret sur le canal de Roanne devient crédible

Charles Nouailhetas, qui anime un comité informel avec des élus, a présenté les avancées de la réflexion et de l'engagement pour un fret sur le canal de Roanne.

Le sursaut est parti du port de Briennon il y a 8 ans, avec Charles Nouailhetas et Daniel Fiot (président des plaisanciers de Briennon). Le canal était menacé de fermeture. Ils alertent les élus locaux, expliquent que  « la meilleure façon de faire vivre le canal est d'y remettre des péniches de commerce».  Les élus tombent des nues quand ils apprennent qu'une « péniche chargée détruit les végétaux parasites et colmate les fissures des berges en brassant le fond du chenal avec son hélice ».

René Lapallus, conseiller général du canton de Charlieu, est un des premiers élus à adhérer au projet. Charles  Nouailhetas et Daniel Fiot se font prêcheurs de ce pari : sauver le canal par le fret.  René Fessy et son Liger club arrive en porte-parole ; la sénatrice communiste Cécile Cukierman ouvre d'autres portes. Les plaisanciers de Roanne rejoignent ceux de Briennon. Le président de la chambre nationale de la batellerie s'y intéresse; le conseil général de la Loire organise des réunions de travail. Les plaisanciers de Briennon sondent le canal et assurent que des péniches chargées peuvent y circuler. VNF (voies navigable de France)  avec une bathymétrie officielle confirme le sondage et s'engage à garantir le passage de péniches chargées à 250 t.

La CCI fait connaître à 7 000 entreprises par son journal les possibilités du canal ; le sous-préfet de Roanne se fait porte-parole du projet chaque fois qu'il en a l'occasion ; la députée européenne Marie-Christine Vergiat, donne son soutien ; le député, président du groupe Front de gauche,  André Chassaigne posera la question à l'Assemblée nationale.
Signes d'espoir : transport de vin par péniche de Saône-et-Loire à Paris et de granulats de Nevers ; la CCI a financé dans l'Yonne un port multimodal pour acheminer des céréales au Havre ; en vue des travaux du Grand Paris (durant 30 ans) on cherche des granulats sur la Loire et une part importante sera transportée par voie fluviale. Jamais le fret du canal de Roanne n'est devenu aussi  crédible.  D'autant qu'il  a le port de l'Oudan tout près.

Louis Pralus



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