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Le Festival Berlioz tient la cote !

Isère le 23 août 2014 - Jacques Savoye - Actualités - article lu 567 fois

Le Festival Berlioz tient la cote !
- Natif de Chambéry, le violoniste Renaud Capuçon sera le régional de l'étape (© Pierre Bardin.)

Le rendez-vous berliozien, que l’on doit à l’obstination du regretté sénateur Jean Boyer, ne cesse de prendre de l’ampleur.

L’édition 2014, l’opus 21, en apporte une nouvelle preuve avec la présence d’interprètes de niveau mondial. Si c’est le cas avec le London symphony orchestra et son prestigieux maestro Sir John Eliot Gardiner, c’est également le cas de Léonard Slatkin et de l’Orchestre national de Lyon, mais aussi du comédien Denis Podalydès, des pianistes Roger Muraro et François-Frédéric Guy. Ce dernier, révélé par le Festival Berlioz il y a quelques années, ne propose rien de moins que l’intégrale des sonates de Beethoven. La soprano italienne Anna Caterina Antonacci (dans « La damnation de Faust ») et la mezzo américaine Kate Lindsey (pour les « Nuits d’été ») sont également de ces stars internationales. Egalement habitué de La Côte Saint-André, le violoniste Renaud Capuçon qui, il ne l’a pas oublié, essuya un terrible orage nocturne lorsque les concerts étaient donnés sous la halle médiévale. Originaire de Chambéry, Renaud (dans une sérénade de Léonard Bernstein) mais aussi son frère le violoncelliste Gautier (que l’on entendra dans un concerto de Schumann) sont d’une certaine façon les régionaux de l’étape d’un festival qui n’hésite pas à sortir de son cadre traditionnel, à s’exporter en d’autres lieux du département. C’est ainsi que les grandes orgues de l’église Saint-Bruno de Voiron, aux mains de Maria Magdalena Kaczor, révéleront le samedi 30 août à 17 h leurs tonalités à la faveur de transcriptions spécifiques à l’instrument dont la « Marche hongroise » mais encore de pièces peu connues et composées par Berlioz pour l’harmonium. Dans le Nord-Isère, c’est le domaine de Paul Claudel, à Brangues, qui prêtera son cadre (jeudi 28 août, 17 h) aux cuivres de l’Ensemble Epsilon. L’église du Grand-Lemps (dimanche 24 août) accueillera un quatuor de saxophone (instrument inventé par Adolphe Sax et introduit dans l’orchestre par Berlioz lui-même) alors que le Couvent des Carmes de Beauvoir en Royans s’ouvrira à des pièces de Rameau (lundi 25 août). Le bourg de Châtenay et son église seront également de la fête avec l’ensemble Fronteras Del Silencio (jeudi 28 août). Enfin, n’oublions pas les multiples animations gratuites dans les jardins du Musée Hector-Berlioz, l’exposition « Du phonographe au Net » dans ce même musée qui présente également de multiples documents exceptionnellement sortis de ses réserves, les concerts gratuits sous la halle médiévale (les dimanches 24 et 31 août à 11 h.), les conférences, etc. Enfin, et profitant de la présence des musiciens argentins de l’ensemble « Fronteras Del Silencio », tous les matins, pendant ce festival, les enfants peuvent s’initier à la fabrication d’arcs amazoniens, de flûtes andines ou d’ocarinas. On l’aura compris, au pays de Berlioz, son festival tient de plus en plus la… Côte !


Jacques Savoye



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