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Le « drive » aux 9es entretiens de l'agroalimentaire

Loire le 14 octobre 2015 - Louis Thubert - Agroalimentaire - article lu 179 fois

Le « drive » aux 9es entretiens de l'agroalimentaire
DR - Damien Déal : « Dès que l'on parle du consommateur cela intéresse toute la filière ».

Le Pôle agroalimentaire de la Loire a organisé les 9e entretiens de l'agroalimentaire le 13 octobre, à Feurs. Parmi les différents ateliers prévus, l'un autour du « drive », ce service permettant aux particuliers de passer commande de produits sur Internet et de les récupérer en magasin. Damien Déal, directeur du Pôle, en parle à L'Essor Affiches.

Pourquoi mettre en place un atelier sur le « drive » ?

L'idée était d'aborder la questions de la diffusion des produits, depuis la fabrication jusqu'à l'achat. La technologie numérique vient changer les modes d'écoulement des produits.

Quelles en sont les conséquences pour les professionnels du secteur, notamment les producteurs ?

Aujourd'hui, ça ne change fondamentalement pas grand chose. Il s'agit des mêmes produits, mais cela peut avoir des conséquences à terme. Le « drive » permet au consommateur d'accéder plus vite à l'information liée au produit. Par exemple, si vous êtes allergique à une substance, vous pouvez vérifier sa présence ou non sur la fiche de l'article que vous achetez, via le site Internet du magasin. Plus besoin de chercher sur l'étiquette en plein milieu du rayon ! Les informations sont plus facilement exploitables. Avec Internet, on peut imaginer d'aller plus loin dans l'information donnée au consommateur.

Peut-on imaginer un changement dans le modèle économique existant ?

Pour le moment, les prix restent les mêmes entre les magasins et l'offre « drive » présente sur Internet. Le « drive » propose un service en plus aux acheteurs : la préparation de sa commande, ce qui représente un gain de temps pour lui. Par contre, cela obère la productivité du magasin, car cela nécessitera plus de temps de vendre des articles via le « drive » qu'en magasin. Le consommateur gagne du temps, mais les salariés du magasins doivent réaliser des opérations supplémentaires. Il existe d'autres pistes encore : les sites Internet des vendeurs vont devenir centraux si leur fréquentation augmente. Avec un nombre de clics important, on peut envisager que ces sites possèdent des espaces de publicité importants pour les fournisseurs. Mais pour le moment, ce n'est qu'une éventualité.

Le monde de l'agroalimentaire est-il demandeur d'événements sur ce type de thématique ?

C'est plutôt le Pôle agroalimentaire qui est à l'origine de l'atelier. On s'est dit : « on va le faire ». Mais c'est l'un des ateliers les plus demandés, dès que l'on parle du consommateur cela intéresse toute la filière.



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