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Le design habille de ses lumières un site industriel

Loire le 04 avril 2015 - Daniel Brignon - Expositions - article lu 232 fois

Le design habille de ses lumières un site industriel
Daniel Brignon - Le verre de Saint-Just réinterprété

Le musée de la Mine de Saint-Étienne accueille quatre expositions officielles de la Biennale internationale Design, en accord de correspondance avec les lieux. Le verre et la lumière y jouent de leurs éclats sur fond de métal patiné de l'ombre déposée du passé.

Depuis la première Biennale design le musée de la Mine est partenaire de l’événement. Il présente dans ses murs cette année quatre expositions dont deux performances visuelles en relation avec les lieux.

Le studio britannique Glithero a investi la salle des compresseurs et l’atelier des locomotives d’une création nommée « Luminaries ». L’installation suggère la naissance de l’objet industriel, l’instant précis où l’objet prend vie à travers un jeu de formes et de lumière, mettant à contribution le regard du visiteur.

Des structures métalliques en forme de cages déposées au sol dans des puits de lumière viennent se refléter et coiffer d’autres formes lumineuses sommaires, des néons suspendus, via des disques de verre également suspendus à l’oblique au-dessus des regards des visiteurs. Lorsqu’ils passent sous le disque de verre et regardent au travers, les structures viennent se refléter en se superposant pour former un ensemble construit autour des néons suspendus. La production ici est un assemblage délicat face aux monstres de compresseurs, qui n’est en partie qu’un reflet, très fugace, inane, dénuée de substance. Une vision onirique « alternative au matérialisme et au consumérisme ».

Jusqu’au 12 avril.

 

Mine colour

La deuxième exposition conçue en correspondance avec le lieu industriel « Mine colour ; our past and future », investit le grand lavabo, la dite salle des pendus. Il s’agit d’une installation lumineuse du designer néerlandais Dennis Parren, qui projette des faisceaux de lumière aux couleurs changeantes sur des structures au sol constituées d’une répétition de motifs. Une promenade dans l’aléatoire et pourtant réel de ces objets, redessinés par la lumière, qui veut monter encore la force de la couleur dans l’expression lumineuse. Les ouvertures de la salle sont occultées pour faire l’obscurité où les nouvelles formes naissent de la couleur projetée. Un jeu de lumières picturales.

Jusqu’au 12 avril.

 

Glass is tomorrow

Le musée de la Mine accueille la grande exposition de prototypes d’objets en verre créés par des designers confrontés aux techniques de fabrication verrière dans huit sites industriels de production européens, où se sont tenus neuf workshops au cours des deux dernières années. L’un d’eux avait lieu à la verrerie de Saint-Just-Saint-Rambert, spécialiste du vitrail traditionnel. Au cours de ces ateliers des designers y ont travaillé de concert avec les verriers à la recherche de nouvelles formes, couleurs, assemblages. Le résultat de ces travaux forment l’exposition surprenante « Glass is tomorow ».

Jusqu’au 9 avril.

 

L’Ensase en lice

L’École nationale supérieure d’architecture de Saint-Étienne présente des parcours de travaux d’élèves dans une quatrième exposition inscrite dans le programme de la Biennale Design. Deux expositions distinctes en réalité en un seul lieu. L’une, un atlas rural, pour donner à comprendre la qualité des territoires. L’exposition a pour intitulé : « C’est d’abord dehors que tout commence… ».

La seconde, sous forme de maquettes, s’intitule « Infrastructures positives ». Elle résulte d’un voyage pédagogique en Suisse et en Allemagne à la découverte de la transformation ou la reconquête d’infrastructures lourdes héritées d’un urbanisme industriel. « Comment pacifier ces infrastructures, réinvestir ces espaces improbables et redonner de la qualité  l’espace ? », c’est la question qui s’est posée et résolue à travers différents exemples, la gare de Zurich, le Centralbahnhof de Bâle…

Jusqu’au 30 avril.

 

Daniel Brignon

Exposition interactive à Firminy

Le site Le Corbusier de Firminy est associé naturellement à la Biennale Design. Carte blanche a été donnée cette année au designer et artiste sonore japonais Yuri Suzuki. En résidence d’une semaine au contact du monument, il a réalisé un ensemble de constructions à partir d’un matériau brut, des tuyaux de PVC et leurs raccords, auxquels il a ajouté une gamme de pavillons de couleur qu’il a fait réaliser spécialement. Ces matériaux se prêtent à des constructions hasardeuses et à la réalisation d’instruments de musique par destination. Le projet est justement d’offrir des structures inachevées et en évolution avec l’interaction des visiteurs qui s’en emparent, ajoutent ou modifient les structures. Un vaste jeu de construction livré à l’expérience. Premiers échos du visitorat : « Les gens s’amusent énormément ! »

« Expérience beauty through sound. Le pavillon Acoustique », église Le Corbusier à Firminy, exposition prolongée jusqu’au 20 août.



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