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Le design comme argument de compétitivité

Loire le 28 septembre 2014 - Denis Meynard - Agglomération stéphanoise - article lu 945 fois

Le design comme argument de compétitivité
Bernard Reybier, PDG du fabricant rhônalpin de mobilier de jardin Fermob, dont l'effectif a été multiplié par 20 en 25 ans (© Denis Meynard)

Pour la première fois en France, une convention d’affaires en design, intitulée « Design to Business », s’est déroulée le 12 septembre simultanément dans deux lieux de l’Hexagone (à Paris, et Saint-Etienne), reliés par visioconférence, via Skype.

Elle a réuni plus de 330 participants (45 % de designers, 49 % d’entreprises, 6 % institutionnels), et a donné lieu à 520 rendez-vous d’affaires de 30 min sur les deux sites en une journée.
Cette manifestation organisée par la Cité du Design de Saint-Etienne, en partenariat avec le Lieu de Design Paris Ile-de-France, a mis en relation les professionnels du secteur (agences et designers indépendants) avec les principaux acheteurs industriels français (entreprises et collectivités) pour un speed meeting du design.
Cette convention d’affaires organisée dans les deux principales régions représentantes du design en France, est intégrée dans l’exposition Design Map, à la Cité du design de Saint-Etienne, ainsi que comme un événement de la Paris Design Week 2014. Parmi les chefs d’entreprise présents, déjà convaincu du bien-fondé de la démarche consistant à intégrer l’approche design dans la stratégie de l’entreprise, figurait Joël Lemoine. Directeur général depuis l’an dernier de Tôlerie Forézienne, spécialiste du travail de la tôle fine installé à Bonson, il avait programmé dix rendez-vous avec des designers indépendants et des agences à la Cité stéphanoise.

Efficient médicalement et « tendance »

Après la présentation d’extraits du livre Impact design, destinés à démontrer par l’exemple l’impact économique et la création de valeurs du design, au sein d’entreprises françaises, Frédéric Baudouin a présenté l’approche de la société Gibaud, spécialiste de l’orthopédie, qu’il dirige à Saint-Etienne. Outre l’attention apportée aux produits pour qu’ils apportent une efficience médicalement reconnue tout en étant « tendance », sa société (devenue filiale du groupe islandais Ossür), soigne son identité. Notamment à travers le packaging, et même l’architecture de ses milliers de mètres carrés de bâtiments, qui, vu du ciel, dessinent un « G ».
Les échanges entre l’assistance présente à Paris et à Saint-Etienne et les intervenants des 16 conférences qui ont ponctué la journée, ont mis en exergue le fait qu’ « il n’existe pas assez de moyens scientifiquement prouvés pour être crédibles ». Aussi, un travail relatif au développement des échanges entre des chercheurs et des praticiens du design devrait-il être présenté lors de la prochaine Biennale Internationale Design Saint-Etienne, en mars 2015.
L’apport du design au secteur des services a été souligné à travers des succès stories mondiales. D’une part avec l’entreprise britannique RNB&B, dans l’univers du voyage et de l’hébergement, d’autres part avec le déploiement de Bla Bla Car, dans le domaine du covoiturage. Dans les deux cas, les concepts novateurs créés à l’aide de designers ont constitué des leviers de différenciation et de compétitivité. Localement, l’exposition Design Map, visible jusqu’en janvier prochain, présente 33 exemples de couples designer-entreprise, avec des résultats tangibles qui illustre quatre types de bénéfice pour cette dernière, en matière d’innovation, de rentabilité, de marché et d’image.

Denis Meynard


Contrat de recherche avec la Lyonnaise des Eaux

Après avoir expérimenté l’apport du Laboratoire des usages et des pratiques innovantes (Lupi) de la Cité du design de Saint-Etienne, depuis deux ans, le groupe Lyonnaise des Eaux a souhaité aller plus loin, en signant avec elle un contrant de recherche sur deux années, moyennant un investissement de 180 000 €. Intitulé « Smart Water », il est destiné à concevoir des nouvelles offres de services utilisant les technologies numériques « pour répondre aux besoins et aux attentes des usagers, qui sont sans cesse plus nombreux et immédiats », a déclaré Cyril Courjaret, le directeur Rhône-Alpes Auvergne de la Lyonnaise des Eaux. Evoquant la fourniture d’informations en temps réel sur la consommation et son optimisation, la qualité de l’eau, ou encore le process mis en œuvre en amont de sa consommation.



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