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Le collège Jules-Ferry, témoin de l’Histoire locale

Loire le 10 avril 2014 - Louis Pralus - Roannais - article lu 1252 fois

Le collège Jules-Ferry, témoin de l’Histoire locale
Le bâtiment ancien à galeries (D.R.)

Le lycée de jeunes filles, boulevard Jules-Ferry, a été créé le 28 juillet 1883 pour remplacer un cours secondaire qui avait été ouvert en 1879 quai des Charpentiers.

Ce lycée est construit dans l'ancien parc Chaverondier. Le château, belle demeure des Chaverondier avec perron en pierres de taille, est gardé et fait partie du lycée. Il comprend à l'arrière un pavillon isolé, aujourd'hui démoli. Dans le parc, on construit d'abord un internat entre 1883 et 1885. La filature de Barthélemy Chaverondier occupe depuis 1830 la majeure partie de l'espace qui la borde au Nord. Quelques années plus tard la Ville de Roanne achète aussi l'ancienne filature Devillaine, ce qui permet des agrandissements. Dans le chantier de reconstruction sont conservés le bâtiment  le plus ancien et le château mais celui-ci ne fait plus partie du patrimoine du lycée, il est cédé à la Ville.
Le boulevard où a été installé le lycée reliait alors la place Etienne-Venin à la place du Midi. Il eut plusieurs noms : boulevard du Midi à cause de sa situation par rapport à la ville, boulevard Chaverondier, enfin boulevard Jules-Ferry. La construction du lycée Jules-Ferry est contemporaine du développement industriel de Roanne et de sa  population. C'est alors la ville des 100 cheminées. Entre 1870 et 1900, Roanne voit naitre le lycée Jules-Ferry, l'école supérieure professionnelle Carnot, le boulevard de Belgique, le boulevard Baron du Marais, le début de la construction du théâtre. La population est de 7 270 habitants en 1806, de 13 000 en 1851 et de 19 354 en 1867. C'est l'apparition du tissage du coton et la création d'un atelier de construction navale qui produira 300 bateaux par an. Des usines de filature et de tissage s'ouvrent faubourg Clermont et faubourg Mulsant et des tissages de cotonnade en centre-ville comme rue Anatole-France. Après 1870, se développent les tissages mécaniques et leur nombre explose. En 1886, Roanne compte 30 usines mécaniques employant 9 000 ouvriers !

Louis Pralus

Sources : Roanne pas à pas de Jean Canard ; Roanne, lumières sur vingt siècles d'histoire de Jean Cabotse



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