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Le Chambon-Feugreolles : Altia devient Walor LCF

Loire le 29 décembre 2014 - Denis MEYNARD - Industrie - article lu 2174 fois

Le Chambon-Feugreolles : Altia devient Walor LCF
©DENIS MEYNARD - En octobre, l'offre de reprise de Setforge avait été jugée irrecevable.

32 salariés non-repris rencontreront lundi le cabinet de reclassement Sodie, avant de recevoir une notification de licenciement.

A la veille le Noël, les 111 salariés de l’usine d’usinage et de décolletage Altia, du Chambon-Feugerolles, en redressement judiciaire, ont appris que le Tribunal de commerce de Paris avait accepté la cession, pour 100 000 €, de l’activité au consortium emmené l’entreprise française Walor, basée près de Nantes. Avec un effectif repris de 79 salariés, soit le tiers de ce qu’il était voici une quinzaine d’années sur ce site de 10 000 m2.

L’acquéreur est une société baptisée Walor LCF (pour « Le Chambon-Feugerolles ») associant l’entreprise Walor (55 %), reprise fin 2010 par Eric Lorin, Jean-Marc Déglise (30 %), un ancien cadre dirigeant du groupe Altia, le groupe turinois de forge à chaud San Grato (10 %) et Laurent Grousson (5 %), l’actuel directeur du site de l’Ondaine. Le Tribunal a avancé au 4 mars dernier la date de cessation de paiement de la société, qui s’était pour sa part déclarée dans cette situation le 29 juillet.

L’entreprise ligérienne réalise des pièces techniques (pignons, retors, moyeux, arbres) pour les directions assistées hydrauliques de voitures. Elle travaille essentiellement pour les deux constructeurs français, en direct ou via l’équipementier japonais Jtekt. Les représentants des salariés s’interrogent sur la viabilité du site sur la durée. Ils estiment que cet unique candidat est surtout intéressé par le carnet de commande de l’entreprise, dont il prend le contrôle sans débourser beaucoup d’argent. Le groupe familial italien présent dans le tour de table a pour sa part repris le site robotisé et plus rentable d’usinage qu’Altia possédait à Sainte-Hélène-sur-Isère (Savoie), le plus rentable de la division « machining ».

Des salariés licenciés ont bloqué pendant plusieurs jours les entrées et sorties de marchandises pour tenter d’obtenir une indemnité supra-légale. Un mouvement qui a pris fin après leur entrée en opposition avec d’autres qui craignaient la fermeture pure et simple de l’usine du Chambon-Feugerolles.

 


Denis Meynard



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