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Le CFA Les Mouliniers lancé sur de nouveaux rails

Loire le 12 mai 2015 - Denis MEYNARD - Société - article lu 299 fois

Le CFA Les Mouliniers lancé sur de nouveaux rails

Le projet de PSE qui devait être présenté mercredi porte sur la suppression d'une dizaine d'emplois dans l'établissement stéphanois, où aucune filière n'est supprimée.

C’est le projet porté par l’actuel bureau de l’association qui dirige le CFA Les Mouliniers, de Saint-Etienne, qui a été retenu la semaine dernière par le conseil régional pour engager une réforme du fonctionnement de l’établissement.

Dans l’attente d’une nouvelle convention pluri-annuelle avec la Région, prenant le relais de celle prolongée de huit mois, jusqu’à fin août 2016, Claude Rebaud, le président du Centre des formations des apprentis, indique que le périmètre des formations proposées sur 2015-2016 sera pratiquement inchangé. « Seuls les deux bac pro automobile (maintenance et carrosserie) qui souffrent d’un taux de remplissage insuffisant (à peine supérieur à 50 % des 48 places proposées), d’un plateau technique obsolète, coûteux à remettre à niveau, ne seront pas conservés ». Les candidats seront réorientés vers la Maison familiale des métiers de Saint-Martin-en-Haut, les CFA de Mably et de Bains. L’objectif pour la rentrée est d’atteindre un effectif de 900 à 950 apprentis, avant de créer de nouvelles formations. Notamment des CQP (Certificats de qualification professionnelle), en lien avec les fédérations professionnelles.

Le projet de changement de statut et de gouvernance doit aboutir d’ici fin juin, selon Claude Rebaud, qui souligne que Les Mouliniers (actuellement géré par une association) serait le premier CFA de l’Hexagone à fonctionner en SCIC (Société coopérative d’intérêt collectif), avec des « apports financiers symboliques ». Il ajoute qu’une autre première nationale est envisagée avec la présence du Rectorat dans la nouvelle gouvernance. Les cinq autres collèges seraient constitués des consulaires, des représentants des professions enseignées, des maîtres d’apprentissage, des salariés et des usagers (parents et élèves).

Le tension reste toujours vive au sein de l’établissement du quartier de La Rivière, notamment entre la direction et les représentants CGT qui se disputent le mérite que la plus grosse partie de la filière automobile soit conservée in-extremis. A l’approche des élections des représentants du personnel, début juin, pour l’actuel président « le climat social reste la principale source d’inquiétude ».

Denis Meynard



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