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Le Campus industriel de Saint-Etienne fait le plein

Loire le 13 avril 2014 - Denis Meynard - Agglomération stéphanoise - article lu 1098 fois

Le Campus industriel de Saint-Etienne fait le plein
Le site de 6 ha a été réaménagé par le promoteur ligérien Gilles Estable, avec le concours de l'architecte stéphanois, Gilles Michelou (D.R.)

Les 6 ha de l’ex-site Peugeot, du quartier du Rond-Point, à Saint-Etienne, ont conservé leur vocation économique en dépit de la forte réduction de la voilure sur place de PCI-Scemm, la filiale du constructeur français spécialisée dans la conception de machines spéciales.


Le rôle de moteur de développement économique du site, situé à l’entrée sud de Saint-Etienne, est conservé. Et même développé, grâce à sa mutation en « campus industriel » désormais achevée. Ce qui sera matérialisé le 15 avril par une inauguration en présence de la directrice de la mission Programme d’investissements d’avenir (PIA), Orianne Duprat-Briou.
Outre deux sociétés de restauration (R2C et Good Dogs) ouvertes à tous, le site abrite désormais huit entreprises industrielles qui pour la plupart ont fait l’acquisition de locaux capables de répondre à un développement significatif de leur activité : PCI-Scemm, EPM5, ARS affûtage, OCM, Steel, Eurobati, FI Profil, UF1. Elles représentent plusieurs centaines d’emplois, ne laissant plus en principe la place qu’à une future implantation industrielle innovante du domaine de la fabrication additive (impression 3D), sur un espace encore disponible de 1 200 m2.

11,3 M€ investis dans l’ISTP et l’Irup

Ce site économique situé au pied du massif du Pilat a aussi pris une nouvelle dimension avec l’installation de deux écoles d’enseignement supérieur en plein essor : l’ISTP et l’Irup. Leur directeur commun, Cyril Faure, souligne que « l’investissement de 11,3 M€ réalisé s’inscrit dans la logique d’une montée en puissance du nombre d’élèves, techniciens ou ingénieurs que nous y formons en alternance. L’effectif annuel devrait atteindre 1 500 d’ici 2016, contre près de 1 300 aujourd’hui », déclare-t-il à propos de l’ambitieux projet immobilier pour lequel les deux écoles ont mobilisé 6,21 M€. Le reste des financements a été apporté par l’Etat (3,9 M€), le conseil régional (610 000 €), le conseil général (360 000 €) et Saint-Etienne Métropole (220 000 €).
La montée en puissance de cette offre de formation repose notamment sur le développement des métiers en relation avec la transition énergétique. Avec la création d’un diplôme dans cette spécialité, à l’instar de ceux qui sont déjà proposés par l’Ecole centrale ou les Arts et métiers. Après le feu vert de la Commission des titres d’ingénieur (CTI), Cyril Faure espère pouvoir « lever l’avis défavorable du conseil régional sur cette nouvelle formation d’ingénieur pour laquelle 14 entreprises ont annoncé qu’elles sont partantes ». Le pôle de formation installé dans le quartier du Rond-Point a par ailleurs ouvert en son sein une « usine modèle » pour PME, inspirée du Lean Management.
Parmi ses autres axes de développement figure le démantèlement nucléaire, qui représente d’énormes enjeux environnementaux et économiques. Car il s’agit parfois de chantiers de plusieurs décennies. Parmi ces différentes catégories figurent les « stress tests » post Fukushima, le programme Grands carénages d’EDF qui concerne par exemple les cuves de réacteurs de centrales, ou bien encore le démantèlement d’installations arrivées en fin de vie.
Cyril Faure souligne que l’accroissement de l’offre de formations au management dans l’Economie sociale et solidaire (ESS) constitue un autre pilier du développement de l’Irup. Avec notamment l’objectif de permettre de rendre viable et de pérenniser ces structures coopératives en visant l’équilibre économique. Il ajoute, avec fierté, que l’ISTP, qui permet à l’Ecole des Mines de Saint-Etienne d’avoir plus de 50% de ses élèves sous statut salarié, constitue une singularité remarquée dans le paysage des écoles d’ingénieurs. Et dont veut s’inspirer l’Institut Mines Telecom, qui fait désormais de l’apprentissage une de ses priorités.

Denis Meynard


Bachelor commun avec Sup de Co Montpellier

Depuis la dernière rentrée de septembre, l’Irup de Saint-Etienne, qui fêtera ses 20 ans en 2015, propose une formation au management des affaires internationales. Il s’agit d’un Bachelor commun avec Sup de Co Montpellier. Cette formation s’inscrit dans le prolongement de la filière gestion et développement de l’entreprise (GDE) qui avait été créée par Claude Boyer et Anne Damon, stoppée depuis quelques années. Les futurs « business développeur » sont formés en alternance pendant une année. Leur nombre, qui est seulement de sept élèves pour la première promotion, devrait monter entre 15 et 20 en rythme de croisière.



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