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Le budget 2016 de Grenoble en débat ce soir

Isère le 20 novembre 2015 - Caroline THERMOZ-LIAUDY - Région grenobloise - article lu 531 fois

Le  budget 2016 de Grenoble en débat ce soir
Caroline Thermoz-Liaudy - Le budget 2016 devra maintenir l'équilibre et définir les priorités de la ville.

Après l'annonce de la fermeture des services publics le 25 novembre, et le lancement « du plan d'actions » contre la faillite de la Ville annoncé par la majorité, le conseil municipal doit débattre ce vendredi soir du budget 2016. Point sur les arguments que défendra la majorité.

Ce 20 novembre doit être débattu en conseil municipal les orientations budgétaires pour la Ville de Grenoble en 2016, avant l’examen du budget prévisionnel prévu le 21 décembre. Un budget que la majorité souhaite orienter autour des trois axes qu’elle avait déjà fixés en 2015 : la ville émancipatrice (par exemple avec la politique éducative), la ville durable, et la ville solidaire et citoyenne. Mais alors qu’il y a quelques jours, le maire, Eric Piolle annonçait la mise en place d’un plan d’actions pour éviter la faillite, ses équipes devront proposer une gestion optimisée des ressources, et une évaluation rigoureuse et régulière des politiques publiques.

La baisse des dotations de l’Etat sont plus que jamais une réalité pour les collectivités. Pour la Ville de Grenoble on parle d’une amputation  de 13 M€ du budget 2016 (soit la moitié des subventions apportées au CCAS, ou encore la totalité des subventions allouées aux associations). Et cela, sans compter l’aspect cumulatif pour l’investissement, avec la diminution des co-financements par les autres collectivités, elles aussi impactées par les coupes dans leur budget.

La majorité grenobloise défendra donc ce soir un budget organisé autour de quatre objectifs censés maintenir l’équilibre financier. D’abord le respect des ratios légaux afin d’éviter la mise sous tutelle et de permettre l’action politique. Outre l’équilibre des recettes et dépenses, il faudra donc veiller à ce que l’épargne brute soit supérieure à la dotation aux amortissements (18 M€ en 2016), et au fait que le capital de la dette soit remboursée par des ressources propres (il est interdit d’emprunter pour rembourser le capital). Le second objectif de la majorité résidera dans le fait d’équilibrer le fonctionnement et la capacité d’investissement. Dans un troisième temps, la majorité a confirmé ne pas vouloir utiliser le levier fiscal. Comme promis lors de la campagne, la part locale de l’impôt ne sera pas augmentée, Grenoble connaissant déjà un taux d’imposition important (le produit fiscal par habitant est l’un des plus élevé de France pour une ville de cette taille, à 833€ contre 593€ en moyenne.) Enfin, la municipalité ne souhaite pas voir passer la capacité de désendettement au-delà de 14 ans.

Les outils pour cela ne sont pas très nombreux : la baisse des dépenses de fonctionnement, tout en préservant les ressources humaines et l’action sociale. Les subventions aux établissements publics ou aux associations, ainsi que les dépenses courantes seront réduites de 5 à 6%. En matière d’investissement, ils seront limités : à l’entretien du patrimoine et la garantie de sécurité (12 M€), à l’investissement lié au quotidien (13 M€), et aux investissements « qui dessinent la ville de demain » (8 M€).


Par ailleurs, au vu des réactions déjà engendrées la semaine passée à la suite de l’annonce officielle de la fermeture des services publics le 25 novembre, il faut s’attendre à des réactions des oppositions. Le débat devrait être houleux, notamment avec le groupe socialiste qui a déposé un référé injonction-liberté en urgence auprès du tribunal administratif  de Grenoble  afin que la justice statue sur la légalité de cette décision.


Caroline Thermoz-Liaudy
 



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