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Le billet vert : nos meilleurs ennemis

Loire le 27 novembre 2014 - Xavier Alix - Sports - article lu 180 fois

Que serait Sherlock Holmes sans Moriarty ? Batman sans le Joker ? Le Pr Xavier sans Metallo ? Ou encore, pour se remettre dans le contexte en parlant console de jeux, Mario Bros sans Warrio ? Pas rien, d'accord : tous ces héros ont une vie et bien des aventures en dehors de leurs relations avec leurs super vilains préférés.

Mais si ces derniers n’étaient pas là, il y aurait quelque chose en moins, quelque chose d’essentiel. Sans l’OL pour l’ASSE et l’ASSE pour l’OL (avec nous dans le rôle du gentil bien sûr…), c’est de la dramaturgie essentielle qui manquerait à ce championnat à la fadeur déjà difficilement digérable : son seul derby. Le vrai, pas ces imitations de pays émergeants annoncées par des envoyés spéciaux en mal de valorisation : style derby de l’Ouest ou du Nord. Notre antagonisme n’aurait même pas été monté en sauce par les médias comme ils l’essayent en vain avec  « L’Olympico » (c’est quand qu’on essaie la langue française en France ?) ? Ni même par les plans machiavéliques de présidents de clubs façon pseudo « classico » OM/PSG des années 90 ou Bordeaux/OM des années 80 ? A voir. L’antagonisme semble naturel. L’historique, les petites histoires sont là, ok. Mais je me souviens également des années 90 et des derbys joués à Geoffroy-Guichard devant même pas 17 000 spectateurs (dans un stade alors à la capacité de 42 000 places). Par exemple lors de notre dernière victoire à domicile en 1994. Inimaginable de ne pas le faire plein pour un derby aujourd’hui ! Le retour des Verts en L1 en 1999/2000 fit basculer dans le contexte actuel avec des médias qui se ruèrent sur le retour de l’affiche. Comme on adore se détester, et comme on adore nous voir se détester, cela manqua a tout le monde, intéressés comme observateurs (et vendeurs), durant notre dernier séjour au purgatoire. Ce constat fait, on comprend mieux les propos sucessifs des Aulas, Domenech et Lacombe cette semaine à propos de leurs « amis ». C'est à dire nous, leurs meilleurs ennemis.

Xavier Alix



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