Fermer la publicité

Le billet vert : la peur au ventre

Loire le 10 avril 2015 - Xavier ALIX - Sports - article lu 45 fois

Quand on mouille son pantalon, on n'a pas bien chaud longtemps...

« Quand on mouille son pantalon, on n'a pas bien chaud longtemps ». Je ne sais pas si elle est de ses assistants, du réalisateur-scénariste James Gray, de l’acteur lui-même ou encore empruntée à une de ces cultures si prodigues en proverbes, mais l’expression lancée par Robert Duvall, interprète du chef de police new-yorkais Burt Grusinsky dans La Nuit nous appartient (Etats-Unis, 2007 avec Joaquin Phoenix et Mark Wahlberg) m’a toujours semblé très pertinente. Elle a ressurgi dans mon esprit précisément en début de seconde mi-temps mercredi tant elle paraissait une nouvelle fois très à propos. Cette fois-ci vis-à-vis de la prestation collective stéphanoise face à Paris.

Est-ce cela qui a manifestement agacé le capitaine Perrin dont la colère transpirait un peu derrière les propos face au journaliste de France 2 à la sortie du match ? Perrin l’un des rares avec Théophile-Catherine (à force d’être bon à deux postes, on commence à craindre de pouvoir le garder celui-là) à avoir été individuellement à la hauteur de cet événement. Cette demi-finale en était bien un. Ce jeu très « petits bras » comme dirait Herbin donne l’impression que cela a été occulté. Les circonstances étaient tellement favorables : de grands absents du côté de Paris, leur calendrier démentiel d’avril, deux jours de plus de récupération, un Ibra dans une mauvaise passe…

Même avec ça, le PSG a une équipe bien au-dessus ? Tout à fait. Sauf qu’en jouant avec une inexplicable peur aux ventre, l’ASSE n’était pas à son niveau, celui qui aurait pu amener un hold-up arraché à la gnac. Alors quand en plus l’égoïsme s’en mêle durant les seules 20 min où elle joue bien, après une égalisation quasi miraculeuse... Où est passée la bête noire des Parisiens de 2012 et 2013 immunisée contre la terreur ? Gardons cette peur au ventre et l’OL pourra facilement digérer sa revanche.

 Xavier Alix



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide