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Le billet vert : l'Europe, la France et le néant

Loire le 05 septembre 2014 - Xavier Alix - Agglomération stéphanoise - article lu 399 fois

« Quoi ? Nantes en demi de Ligue des Champions en 96 ! Impossible ! » Ce jour-là, mon interlocuteur pourtant connaisseur, lui aussi trentenaire, perdit un pari.

Peut-être parce qu’il vit dans son temps : celui d’un championnat français qui a touché le fond et s’est désormais attelé à creuser sa tombe. On oublie facilement ces années 1990 où malgré un complexe d’infériorité pré France 98 caractérisé, les victoires de l’OM en Ligue des champions et du PSG en Coupe des coupes ne cachaient même pas de forêt. Il était alors convenu qu’un club de l’Hexagone passe les quarts sur la scène européenne.

De 1990 à 1999, trois « demi » et deux finales en C3 ; deux demi, deux finales et une victoire en C2 ; cinq demi et une victoire en C1… Durant les années 2000, la régularité de l’OL en Ligue des champions cachait bien une forêt cette fois-ci. Mais des coups semblaient possibles : les finales de Monaco et de Marseille en 2004 par exemple. Et voilà les années 2010 déjà bien entamées où la demi de Lyon il y a 4 ans a des allures de chant du cygne. Parce qu'ils trouvent ennuyeux et fatigant de jouer l’Europe, contrairement aux Portugais, Russes et Turcs pour ne pas parler des Chypriotes et Danois, les clubs français malgré des budgets supérieurs autodétruisent leur compétitivité. Encore un effort et le dauphin de France se battra avec Luxembourg pour accéder à un strapontin.

Dimanche ce fut une grosse fessée pour l’ASSE. Le vraie correction, elle est pour la L1 : après avoir éliminé d’extrême justesse un petit club turc pour  pouvoir accéder à la Ligue 2 de l'Europe, le 4e en titre du championnat se fait laminer par une formation qui joue sur une autre planète. Il y a un an, on craignait un scénario à l’espagnole : un duel éternel. Avec la désillusion monégasque, c’est la douche écossaise. Le PSG va devenir ce qu’est le Celtic Glasgow en beaucoup mieux au championnat d’Ecosse. Au point où on en vient à des folies : accorder du crédit aux propos du Jean-Michel Aulas ! Ceux qui suggèrent que la répartition des droits télés favorisent le bon élève européen…

Xavier Alix

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