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Le billet vert : faute de professionnalisme

Loire le 29 janvier 2015 - Xavier ALIX - Sports - article lu 22 fois

Dans un monde footballistique hyper professionnel, où l'argent pèse toujours plus, les approximations autour des règles m'étonneront toujours...

Il paraît que dans les écoles de foot, on apprend à des gamins de 8 ans comment ceinturer leurs adversaires dans la surface de réparation pour défendre sur un corner. Vice, contournement des règles et pire encore art de tricher, voire d’agresser, en impunité sont enseignés au titre de qualité. C’est aussi ce qui expliquerait, paraît-il encore, que les agissements de certains joueurs échappent aux sanctions arbitrales grâce à une gestion « intelligente » de ses actes. Espérons que les « paraît-il » ne se trompent nullement. Même si on attend les conséquences disciplinaires du geste délirant de saint Ibra sur Hamouma. Ok, ne délirons pas : pas de complot anti ASSE. Mais reste ce sentiment amer, quelques jours de recul, d’analyse et de réflexions après, que l’équivalent commis le même soir par un Vert sur l’idole suédoise aurait donné lieu à un rouge direct ou encore, parlons-en bien sûr, que l’épaule de Clément n’aurait pas été une main si elle avait été couverte de bleu. Mais gardons espoir que le problème se résume à des arbitres dépassés par l’ampleur de la tâche, la pression, la difficulté physique toujours plus grande… Tout ça sans aide. Dans un monde footballistique hyper professionnel, où l’argent pèse toujours plus, les approximations autour des règles m’étonneront toujours : pourquoi, personne ne dégaine une règle précise sur le cas de dimanche ? Pourquoi, les commissions de voisinage ne passent pas en revue les actes et attitudes des uns et autres une fois le match fini histoire de les éradiquer à coup de suspensions systématiques et uniformes ? Pourquoi même tolère-t-on, sans même parler des flots d’insultes en position de bien fâcheuses habitudes, que les joueurs aient le droit de parler à l’arbitre ? Selon Platini, les scandales aident à la dramaturgie faisant le succès inégalé de ce sport. Sans eux, y aurait-il eu bien moins que 69 000 tweets d’après match faisant de ce choc ASSE/PSG le troisième événement télé le plus commenté de la semaine autour d’un choc au classement ? Ou alors, l'abandon des arbitres à leur sort permet-il de laisser une marge de manœuvre à des forces qui nous dépassent ? Impossible de le savoir. Faute de professionnalisme en matière de règles encadrant un arbitrage bien seul au milieu des loups.

Xavier Alix

 



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