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Le barreau de Paris a rencontré la Cobra

Isère le 12 novembre 2015 - Xavier ALIX - Avocats - article lu 150 fois

Le barreau de Paris a rencontré la Cobra
Xavier Alix - Une vingtaine de membres de la Cobra pour écouter Frédéric Sicard à Vienne

Jeudi 5 novembre, une vingtaine de représentants des barreaux de la Cobra (Conférence des barreaux de Rhône-Alpes), pour la plupart futurs bâtonniers, ont rencontré à Vienne Frédéric Sicard, le bâtonnier élu du barreau de Paris. Une première.

Ils ont entendu ce qu’ils voulaient. Jeudi 5 novembre, une vingtaine de représentants des barreaux de la Cobra (Conférence des barreaux de Rhône-Alpes), pour la plupart futurs bâtonniers, ont rencontré à Vienne Frédéric Sicard le bâtonnier élu du barreau de Paris qui entrera en fonction avec Dominique Attias pour vice bâtonnière le 1er janvier 2016. A noter aussi la présence d’Yves Mahiu, qui devrait probablement élu à la tête de la Conférence des bâtonniers dans une semaine à Marseille.

Comme nous vous l’annoncions dans notre édition du 30 octobre dernier, dans un contexte de crise exacerbé entre les avocats et l’Etat autour du financement de l’aide juridictionnelle, Frédéric Sicard s’est lancé l’été dernier dans une visite systématique des conférences régionales. Une première. Le barreau de Paris et ses 30 000 membres n’ont en effet pas vraiment l’habitude de coopérer avec les 30 000 autres avocats français membres de la Conférence des bâtonniers, représentant chez les avocats tout ce qui n’est pas parisien.

Monopolisant la représentation vis-à-vis des médias nationaux, parlant d’une voix divergente vis-à-vis de l’Etat alors que c’est le CNB (Conseil national des barreaux) qui est censé être le représentant de la profession, le barreau parisien envisage enfin d’accorder ses violons avec les autres. Le 5 novembre, ce dernier nous confiait, aux côtés de Fabrice Posta, président de la Cobra « envisager une communication commune en mutualisant nos process » ainsi que de « créer un fonds solidaire commun. Le but dire les mêmes choses avec les mêmes moyens ». Frédéric Sicard insistait en outre sur un autre aspect des discussions : « les problèmes de déontologie vis à vis d’un monde numérique » : « un vrai défi. Quand un client parle seulement à un ordinateur, l’humain sera absent. Veut-on d’une justice qui rend ses décisions par des machines ? C’est une question locale et nationale : comment se moderniser sans abandonner l’humain, sans avoir à abandonner son indépendance, ses propres dossiers ? » .

Xavier Alix



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