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Le 12 août 1944, 7 bombes tombaient sur le hameau de Quisonnas à Messimy

Rhône le 07 août 2014 - La Rédaction - Vallons du Lyonnais - article lu 620 fois

Le 12 août 1944, 7 bombes tombaient sur le hameau de Quisonnas à Messimy
Madame Flachard tenant le culot d'une bombe retrouvé dans une terre (D.R.)

Le 12, un dernier bombardement a lieu : il est 1 h du matin.

Les habitants de Quinsonnas, après quelques instants d’observation, vont se coucher. Mais vers 1 h 30, un avion ayant terminé sa mission largue le restant de ses bombes au-dessus de ce qu’il croit être une campagne inhabitée. Sept engins tombent sur le hameau de Quinsonnas : le premier au-dessus de la route ; le deuxième dans la vigne de la famille Murat (il n’explosera qu’à 7 h) ; le troisième dans une terre Besséas, et le reste sur les habitations du hameau.
La remise de Jean-Pierre Depassio, appartenant ensuite à Pierre Pétaud, qui abrite une vache et des brebis, est réduite en morceaux ; rien ne subsiste des animaux. La remise et l’habitation Merle sont touchées sérieusement ainsi que la ferme Bonjour (actuellement Laroche). La maison de la famille Pétaud qu’habite aujourd’hui la famille de Paul est touchée : la toiture est disloquée, il n’y a plus ni briquetages ni plafond.
En quelques instants, l’émoi s’empare de la population. Le maire, Jean Parrel, qui habite à deux pas, est rapidement sur les lieux, ainsi que le garde-champêtre, M. Barbet. Alors que l’on aurait pu craindre un nombre important de blessés, voire de morts, seul Marius Bonjour, qui observait les opérations depuis la fenêtre de sa grange, est atteint par des éclats au torse et à la face, sans trop de gravité.
Il convient alors de penser au relogement des familles sinistrées, dont certaines comptent plusieurs enfants. Les Depassio sont relogés chez Chantre et leur remise sera refaite à neuf. La famille Bonjour est hébergée chez Morel avant que la commune ne lui trouve asile chez Rivière. Les Merle emménagent dans une location Journoud et les Pétaud se regroupent dans la famille Murat. Les Berger, chez qui les dégâts ont été moins importants, restent chez eux.
Aujourd’hui, nous avons rencontré deux filles de cette famille : Andrée (Mme Bruyère) dont le mari Fanfan nous a retrouvé le culot d’une des bombes, et sa sœur Lili (Mme Flachard) qui nous a reçus chez elle et nous montre la « relique ». 70 ans ont passé, mais le souvenir de cet évènement qui aurait pu être dramatique reste encore vivace chez ceux qui en furent les témoins.

Alain Di Folco



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