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Laurence Raboisson, expert-comptable et commissaire aux comptes

Loire le 04 décembre 2014 - Florence Barnola - Experts-comptables - article lu 2305 fois

Laurence Raboisson, expert-comptable et commissaire aux comptes
Florence Barnola

C'est en BTS à l'IUT de Saint-Etienne que Laurence Raboisson décide de devenir expert-comptable.

« J’ai eu la chance d’avoir quelques professeurs assez extraordinaires, notamment mon professeur de comptabilité qui dès ses premiers cours a su m’intéresser. Il nous avait expliqué que la compta ressemble à un jeu. » Après 5 années d’études, la Stéphanoise fait « une MSTCF (Maîtrise des sciences et techniques comptables et financières) à Lyon III, aujourd’hui Master CCA (comptabilité contrôle audit), ensuite j’ai passé mon DSCG (diplôme supérieur de comptabilité et de gestion. » Elle effectue son premier stage chez Pierre Lantermoz, à Erba. Puis elle travaille en juillet chez Dominique Mavridorakis et commence alors une amitié professionnelle. « J’ai fait mes stages de MSTCF chez Michel Tamet, son associé. »
A l’issue de ses études, en 1995, le diplôme en poche, Laurence Raboisson prête serment aux deux instances de la profession : l’ordre des experts-comptables et la Compagnie des Commissaires aux comptes. Dominique Mavridorakis l’embauche alors. «  J’ai pris la responsabilité de tout l’audit de la société Actif que Dominique et son associé avait en commun. » En 2002 elle s’associe avec Dominique Mavridorakis, ils fondent un cabinet d’une dizaine de personnes.
« En 2005, nous sommes entrés chez In Extenso par échange de titres. Dominique souhaitait entrer dans un groupe, il voulait aussi sécuriser le cabinet. » Elle y restera jusqu’au 31 août dernier. « J’ai fait et appris plein de choses. J’ai fini directrice d’une agence de 35 personnes, j’en suis assez fière. »
Laurence Raboisson se pose alors un défi.  « Je n’avais pas d’autres possibilités d’évolution au sein du groupe.  J’avais la volonté de voir autre chose. J’avais envie de me prouver à moi-même que j’étais capable de faire quelque chose sans une marque. » Elle décide donc de se mettre à son compte. Etant prestataire pour le groupe, elle n’a pas besoin de créer une structure puisqu’elle existe déjà, Laurence.croppi. « J’ai vendu mes actions et j’ai racheté des clients, de quoi travailler avec un collaborateur et m’assurer la même rémunération que j’avais chez In Extenso. » Le cœur l’a guidée dans son choix de clients à garder dans son portefeuille. «  J’ai estimé qu’il y a des gens qui me font manger depuis 20 ans donc je ne les laisse pas, quelle que soit la santé de leur entreprise.  Je ne traite pas des dossiers, j’ai des relations avec des êtres humains.» Sa clientèle est majoritairement entrepreneuriale (groupe Eurotab notamment), mais aussi a-t-elle emmené une douzaine d’associations (Laurence est partenaire d’Asso 42). « Mon cœur de métier est l’audit. Le monde associatif est un peu ma façon à moi de remplir un aspect sociétal. »
Autre corde à son arc, l’enseignement de la fiscalité qu’elle dispense à l’IUT de Saint-Etienne : « Je me suis rendue compte quand on accueillait des jeunes collaborateurs ou des stagiaires qu’il y avait un fossé important entre ce qu’on leur apprend et ce qu’on leur demande. Ils savent très bien gérer des fusions acquisitions, des consolidations mais quand ils viennent dans nos cabinets ce n’est pas ce qu’ils font en premier. Ils manquent un peu de méthode. Il faut être capable de faire de la saisie de comptabilité, de sortir des comptes annuels, traiter la fiscalité… en fait des choses de base. » Elle aimerait par ailleurs prendre un ou une apprenti(e) « Cela aide les jeunes à mieux comprendre ce que l’on attend d’eux. Dès qu’on les met en situation, certains se révèlent.»

Florence Barnola

 

L’expertise-comptable est une profession réglementée régie par l’Ordre des experts-comptables. Ils sont 20 000 experts-comptables en France et 17 000 sociétés d’expertise-comptable.
La première mission d’un expert-comptable est d’établir des comptes annuels en s’appuyant sur tous les justificatifs, les flux de l’entreprise (achats, ventes, trésorerie, stock…). Le professionnel accompagne le chef d’entreprise dans ses prises de décisions. Comme commissaire aux comptes son autre mission est la certification des comptes. Il doit également s’assurer que le dirigeant de l’entreprise est dans la loi, et si tel n’est pas le cas prévenir le procureur de la République.



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