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La Ville de Saint-Etienne engagée dans une course contre la montre

Loire le 15 avril 2015 - Daniel Brignon - Collectivités locales - article lu 467 fois

La Ville de Saint-Etienne engagée dans une course contre la montre
Daniel Brignon - La friche détenue par un bailleur social a été rachetée par la Ville et cédée à un promoteur

C'est le visage d'une Ville qui veut aller vite et ne pas « manquer le train », qui est ressorti du dernier conseil municipal avec le rapport de la dette, l'engagement d'une révision du PLU entre autres.

Avec le réaménagement de trois produits structurés Sfil en décembre dernier, « le bon moment pour cette transaction », remarque Gaël Perdriau, les emprunts à risque ne représentent plus que 5 % de la dette totale, ainsi que le montre le rapport de la dette. Il était de 11,24 % juste avant la fin 2014, 27 % en 2013.

La dette présente  un encours des 351,059 M€ au 31 décembre 2014, et la Ville prévoit de se désendetter en 2015 de 644 000 €, annonce Nora Berroukeche, adjointe chargée des finances. Un bilan assorti d’un satisfecit qui voulait montrer la bonne gestion de la dette en forme de leçon à l’équipe antérieure qui n’a pas apprécié cette prise à partie « de la part d’une équipe qui se réclame de la gestion antérieure qui a spéculé », rappelle Maurice Vincent.

C’est encore en rupture avec la gestion antérieure que Gaël Perdriau présentait la politique d’urbanisme et d’habitat qu’il compte conduire, engagée avec la révision du Plu, afin de tracer sur le document d’urbanisme cette nouvelle perspective. S’il est trop tôt au yeux d’Olivier Longeon pour entreprendre cette révision, ce n’est pas l’avis du maire qui veut « prendre les devants » et ne pas attendre pour engager une politique qui consiste à interrompre la réalisation de nouveaux logements sociaux pour laisser le champ à la promotion immobilière afin de retrouver une mixité sociale. La priorité sera de démolir les immeubles insalubres et pour le logement social de concentrer l’effort sur la rénovation. À ce programme s’ajoute la cession de terrains pour des maisons individuelles à Saint-Victor et Côte chaude.

La discussion s’est éternisée autour du départ de 400 emplois de la Caf du centre-ville, dommageable à sa vitalité, insiste Maurice Vincent. Ils doivent être déplacés de l’immeuble Emile-Loubet vers une construction neuve à la Zac de Châteaucreux. Gaël Perdriau n’assume pas la responsabilité de ce départ qu’il renvoie à son prédécesseur. Un débat particulièrement engagé sur les projets d’urbanisme où le maire défendait un changement de cap, un projet en rupture.

Daniel Brignon



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