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La Ville de Grenoble raconte des histoires

Isère le 10 octobre 2015 - Caroline THERMOZ-LIAUDY - Région grenobloise - article lu 272 fois

La Ville de Grenoble raconte des histoires
Caroline Thermoz-Liaudy - L'expérimentation d'histoires courtes dans les lieux d'attente de la ville a commencé

Attendre un bus, attendre son tour, attendre l'autre…les temps de latence ne manquent pas dans le quotidien. Pour accélérer ces moments perdus, Short Edition et la mairie de Grenoble innovent avec la culture en bornes.

Ce un petit ovni orange designé par l’entreprise lyonnaise « Avant-première », distribue aux passants des histoires plus ou moins longues, pour faire d’eux des lecteurs durant une, trois ou cinq minutes, durant leur temps d’attente. Première en France, initiée avec le soutien du Grenoblois Short Edition spécialisé dans l’édition de nouvelles et histoires courtes, il doit aider la ville de Grenoble à tenir ses engagements en matière de culture. « Mettre de l’art et de la culture au moins une fois par jour dans la vie des Grenoblois » rappelle l’adjointe Corinne Bernard.

La borne n’a pas d’écran tactile ! Non, il distribue du papier, sous le format ticket de caisse. On choisit son temps d’attente, et le hasard fait le reste en proposant aléatoirement une histoire courte pour émouvoir, surprendre, faire réfléchir, faire rire…

Ce jour-là, dans les locaux de la maison des habitants Mistral-Eaux Claires, était lancée l’expérimentation qui doit durer un an. Pour un engagement de 15 000 € par an, 8 distributeurs d’histoires courtes seront installés dans les différents espaces municipaux. « Quelques poèmes, des lectures courtes, de la littérature populaire de bonne qualité… que des contenus issus de la collection de Short Edition. Entre 600 et 700 histoires sont mis à disposition qui pourront être renouvelées », explique Christophe Sibieude, co-fondateur et président de la maison d’édition grenobloise. La somme investie pour l’année comprend la location, l’entretien, et la rémunération des auteurs. « Nous ne sommes pas meilleurs que les autres, ça tourne entre 10 et 40% selon les cas ».

« A l’avenir, le contenu pourra être revu, peut-être spécialisé ». Ainsi, dans un brainstorming improvisé, les élus et éditeurs évoquent une borne lecture jeunesse, une autre dédiée aux écrits grenoblois, une en langue étrangère, ou une pour apprendre le français. La mise en service a été rendue possible grâce  au soutien du Département de l’Isère. Le CD38 et la ville cautionnent ainsi le décloisonnement  des disciplines, tout en réaffirmant leur soutien aux start-up locales, à l’innovation et au développement des entreprises et de l’emploi.

Caroline Thermoz-Liaudy
 



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