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La vie en roses en Rhône-Alpes

le 27 mai 2015 - Emilie Massard - Sciences, Santé, Environnement - article lu 369 fois

La vie en roses en Rhône-Alpes
D.R. - Une roseraie de compétition au parc de la Tête d'Or

Jadis capitale mondiale de la production de roses, Lyon et sa région restent aujourd'hui un site emblématique en la matière. La ville accueille d'ailleurs cette année, le congrès mondial des sociétés de roses, point d'orgue d'un festival mondial dédié à la reine des fleurs qui offre des animations pendant plus de 6 mois, d'avril à octobre.

On connaît la renommée de Lyon pour sa gastronomie, sa soierie ou son architecture, pourtant il est un domaine moins connu dans lequel la capitale des Gaules excelle depuis plusieurs siècles : la culture des roses. L’histoire a débuté grâce à l’impératrice Joséphine, passionnée de roses qu’elle cultive au début du XIXe siècle dans son château de Malmaison. Egalement très attachée à la ville de Lyon, elle offre au jardin botanique de la ville, situé sur les pentes de la Croix-Rousse, divers arbustes et plantes rares extraits de son jardin particulier.
Les conditions naturelles locales, entre sol fertile et climat continental, ainsi que le rattachement à la ville de Lyon des communes de Vaise, la Croix-Rousse et la Guillotière, favorisent l’implantation de nombreux maraîchers et rosiéristes, notamment sur la rive gauche du Rhône alors peu urbanisée. Petit à petit, la culture de la rose va s’imposer dans toute la cité.
Les rosiéristes lyonnais se distinguent par la qualité et l’audace de leurs recherches et les techniques innovantes qu’ils développent. Entre 1850 et 1899, environ 80 roses nouvelles sont produites chaque année en moyenne dans le monde, dont près de 70 % sortent des roseraies lyonnaises. Ces obtentions (créations de nouvelles roses) reposent sur le savoir-faire de prestigieux artisans, parmi lesquels ont peut citer Jacques Plantier, installé dans le quartier de Saint-Rambert puis à la Guillotière, et qui crée en 1825 celle que l’on considère comme la première rose lyonnaise : la « Gloire des Rosomanes ».

Trois milles roses produites en un siècle à Lyon

Pendant près d’un siècle, le nombre de roses produites à Lyon avoisine les 3 000, soit 15 % de la production mondiale. En 1849, c’est Jean-Baptiste Guillot qui met au point une greffe qui va révolutionner la culture de la rose, en créant la rose la « France », première fleur commercialisée de la famille des hybrides de thé. Joseph Pernet-Ducher ou encore la famille Meilland font également partie des grands noms de la culture de la rose. Face à l’engouement du public, plusieurs expositions universelles, dans lesquelles l’horticulture tiendra une place de choix, seront organisées à Lyon et contribueront à l’âge d’or de la rose lyonnaise, et à la création en 1886 de la Société française des roses (lire notre encadré).

Dix obtenteurs en activité en Rhône, Loire et Isère

Plus de 3 000 variétés ont été créées au fil des années à Lyon, et aujourd’hui encore, 50 % des obtenteurs européens sont lyonnais. Les roseraies et jardins lyonnais, riches de plus de 30 000 roses, sont à la fois des conservatoires de roses anciennes et des espaces de découverte des roses modernes. L’héritage laissé par les rosiéristes est encore visible aujourd’hui, notamment au parc de la Tête d’Or de Lyon, où sont installées trois roseraies remarquables sur 100 hectares : la grande roseraie internationale, la roseraie de concours et la roseraie du jardin botanique. Avec dix obtenteurs en activité, la grande région lyonnaise (Rhône, Loire et Isère) est aujourd’hui en tête de la création de roses en Europe, et la seconde région productrice de roses en France. Pour assurer l’avenir de la rose, la profession s’est naturellement structurée, en s’appuyant sur la création et le savoir-faire des artisans lyonnais. Cette recherche de l’excellence est aujourd’hui soutenue et relayée par les études scientifiques menées au sein des laboratoires lyonnais.

Depuis 2005, c’est dans l’unité de recherche de l’ENS, « laboratoire de reproduction et de développement des plantes », que sont regroupés les scientifiques qui travaillent sur la rose. La mise en place d’un programme de travail spécifique a notamment permis de contribuer à l’amélioration des croisements et des sélections. Il a aussi pour objectif de créer une identité génétique de la rose : un véritable référentiel de variétés permettant de les protéger juridiquement.

Emilie Massard

Georges Rivoire
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Un congrès et un festival pour mettre la rose à l’honneur

Le précieux passé de la rose à Lyon refleurit ce printemps sous de multiples formes puisque la ville accueille, pour une première en France, le congrès mondial des sociétés de roses, qui réunira 600 congressistes du monde entier du 25 mai au 4 juin. Cette 17e édition est portée par trois associations : la Société française des roses, Roses anciennes de France et la Société lyonnaise d’horticulture, épaulées par la Ville de Lyon. Au programme : conférences, colloques et visites pour les congressistes, avec notamment une journée à Saint-Galmier dans la Loire, le 1er juin, pour découvrir la ville et participer à une conférence sur le thème « Préservation, conservation, authentification et fragrance ».
Autour de ce congrès, c’est un festival complet qui est organisé par la Ville de Lyon et qui met la rose à l’honneur jusqu’au mois d’octobre. Une programmation grand public variée, qui met en scène tous les  quartiers de Lyon. Expositions dans les musées lyonnais et au parc de la Tête d’Or, jardin de roses à l’hôtel de ville, compositions florales dans les neuf arrondissements, secrets des parfums, animations dans les parcs et les jardins : la rose est déclinée sous toutes ses formes. Le point d’orgue du festival aura lieu les 30 et 31 mai en centre-ville, dans trois lieux emblématiques, et au parc de la Tête d’Or, avec un week-end d’animations complet dédié à la rose.

www.festivaldesroses.lyon.fr

 



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